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Bilan 2010 des investissements étrangers en France

La France accueille sur son sol environ 20 000 firmes étrangères qui conduisent 22% des dépenses en recherche et développement.

En 2010, on recensait 782 nouveaux projets d’investissements et 31 815 emplois crées ou maintenus.

Les 2/3 des projets concernent des entreprises industrielles et de plus de 250 salariés. Dans 7% des cas, il s’agit de reprises d’activités. 51% des projets sont des créations et 42% des extensions.

Le rapport 2010 de l’Agence française pour les investissements internationaux contient une foule d’informations (pays d’origine des IDE, localisations, perception de la France à l’étranger…) ainsi qu’un entretien très éclairant avec l’économiste Lionel Fontagné.

On apprend que 8000 personnes travaillent pour des entreprises indiennes et 5000 sous pavillon chinois.

La palme du dynamisme revient aux activités de conseil et d’ingénierie, ainsi qu’aux logiciels et prestations informatiques.

DG

Revisiter les statistiques des investissements directs étrangers en France

La France s’enorgueillit d’être le deuxième pays d’accueil des investissements directs étrangers (IDE)   et la première destination d’investissement pour les entreprises européennes, selon Eurostat. L’économiste Philippe Askenazy appelle à plus de précaution dans le commentaire des statistiques officielles qui surestimeraient  le stock d’IDE sur notre territoire d’environ 40%  (respectivement 20% et 10% pour l’Allemagne et les Etats-Unis) si on en croit des travaux de retraitements effectués par le FMI et l’OCDE. Une étude de la Banque de France  menée par Bruno Terrien évoque une surestimation des flux d’IDE  français de l’ordre de  30% en 2007

Ces erreurs sont la conséquences de la complexité des relations financières intra-groupes qui entraîne fréquemment la double comptabilisation d’IDE qui ne correspondent pas à une attractivité particulière du territoire économique français. Il existe en effet des filiales étrangères résidentes qui investissent dans un pays tiers (flux sortant) les fonds qu’elles recoivent de leur maison mère (flux entrant), cette dernière souhaitant profiter de compétences spécifiques en ingénierie financière à moins qu’elle cherche à égarer le fisc. On doit tenir compte également des opérations de redistribution des profits intra-groupe effectuées par des centres de financement délocalisés.  Certains d’entre-eux collectent des fonds qui émanent de filiales non résidentes en capacité de financement qu’ils affectent par la suite à d’autres filiales non résidentes en besoin de financement. Ces d’IDE « en transit » atteignent un montant si considérable ( 250 milliards cumulés d’après la Banque de France) qu’il convient de relativiser le classement français en la matière.

DG