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Crise de nerfs, Krach, récession

La crise des dettes souveraines, le ralentissement de la croissance et l’indécision des pouvoirs politiques ont plongé les marchés financiers dans l’incertitude.

L’indicateur VIX, qui mesure le degré de nervosité des marchés, donne à penser que l’ampleur du choc avoisine celle du 11 septembre 2001.

De manière générale,  lorsque le cauchemar de la récession s’installe dans les esprits, il devient rapidement réalité.

Par crainte de l’avenir, les consommateurs retardent leurs achats de biens durables, les entreprises repoussent leurs embauches et leurs investissements.

D’après les estimations de Nicholas Bloom,  un sursaut d’émotivité financière se traduit, en moyenne, par une chute immédiate du PIB de 2%, suivie par une reprise dans les six mois.

Compte tenu de son ampleur, l’épisode actuel pourrait provoquer, d’ici la fin 2011, une récession de 1%, avec un rebond au printemps 2012.

L’auteur rappelle  que sa méthodologie emprunte aux travaux académiques  de Ben Bernanke, le président de la banque centrale américaine (FED).

Ce n’est pas sans malice, car l’histoire enseigne que la réaction des autorités monétaires et financières  peut enrayer ou accélérer la mécanique fatale.

En octobre 1987, l’impulsion de la FED avait empêché que le krach ne dégénère.

Rétrospectivement,  on mesure l’exploit car le pessimisme avait atteint une intensité que l’on ne retrouva qu’au moment de la faillite de Lehman Brothers, épisode dans lequel Ben Bernanke fut impliqué.

DG

Le rôle des flux internationaux de capitaux dans la crise financière

Un papier signé par le  Président de la FED (Ben Bernanke) montre de quelle façon l’afflux de capitaux internationaux a mis du carburant dans le moteur de la crise financière.

Au départ, des pays émergents ainsi que des banques européennes avaient le désir de remplir leur cabas de titres américains sans risque.

Le tableau ci-dessus montre, qu’entre 2003 et 2007, ils n’y allèrent pas de main morte.

Les émergents ont acheté la quasi totalité des titres américains les mieux notés (obligations publiques et titres émis par les organismes semi-publics de refinancement hypothécaire).

Dans le même temps, les européens ont acquis un bon tiers des titres financiers qui étaient adossés sur des crédits immobiliers (ABS, MBS) et qui bénéficiaient du label triple A.

Tous ces achats ont provoqué la raréfaction des titres américains de bonne qualité.  Par conséquent, il devenait intéressant de bricoler de nouveaux titres en y mêlant des actifs risqués, suffisamment dilués pour que l’ensemble inspire confiance.

Ce  genre d’alchimie financière est à l’origine des produits structurés, innovation géniale qui a eu les résultats que l’on sait.

Sans nier les causes américaines de la crise,  cette étude en approfondit les rouages internationaux et met en évidence un fait intéressant: alors que les pays asiatiques ont acquis les titres américains à partir de leur propre épargne, les européens, plus joueurs,  ont procédé à ces achats en s’endettant.

DG