En Allemagne, la courbe de Phillips trace sa route

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Un intéressant papier de Daniel Gros permet de comprendre le rôle du contexte macroéconomique dans la formation des salaires allemands au début des années 2000.

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La stabilité de la relation taux de chômage-croissance des salaires nominaux (dite « courbe de Phillips ») tend à démontrer que le net ralentissement salarial de la période 2001-2006 est le résultat de la forte hausse du chômage plutôt que la manifestation d’une  volonté politique.

L’auteur semble faire un peu trop confiance à l’autonomie des « forces de marché » (en l’occurrence, excès d’offre de travail=ralentissement des salaires) par rapport aux rapports de force sociaux, mais son élégant graphique est utile pour relativiser l’idée que le modèle allemand a connu une rupture historique  après l’introduction de l’Euro.

 

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