L’Allemagne sauvée par la consommation

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Sur quels leviers macroéconomiques les économies européennes ont elles compté pour retrouver le niveau d’activité de 2007?

Entre 2007 et 2012, les deux tiers du rétablissement de l’économie allemande provenaient de l’évolution très favorable de la consommation intérieure (+56 milliards €). La capacité du pays à modérer les pertes d’emplois, par exemple en partageant le temps de travail, n’est peut-être pas étrangère à la bonne tenue des dépenses de consommation. Quant à l’accroissement des dépenses publiques, et, dans une bien moindre mesure, le rebond sur solde extérieur (+9 milliards), ils expliquent le reste de la reprise économique.

A la différence de l’Allemagne, la France a récupéré son PIB de 2007 en privilégiant la dépense publique (+30,9 milliards €). La consommation a progressé deux fois moins fortement qu’en Allemagne. Les exportations ont regagné un peu de terrain et les importations ont faiblement augmenté (8 fois moins qu’en Allemagne), mais toutes ces évolutions positives ont à peine compensé l’effondrement de l’investissement (-50 milliards €), deux fois plus intense chez nous qu’outre Rhin. Sachant que les différents plans de relance mis en oeuvre dans notre pays visaient à promouvoir l’investissement et à maintenir la consommation, on peut parler d’échec.

Le PIB de la zone restait quant à lui inférieur de prés de 2 points au niveau de 2007.

Il est intéressant de constater que la reprise de l’eurozone repose principalement sur solde des échanges extérieurs (+214 milliards). L’effet positif des dépenses publiques (+90 milliards) est fortement amputé par le recul de la consommation (-37 milliards).

Les données permettent de repérer la spécificité de la Finlande et de l’Italie, dont les exportations restaient toujours en berne en 2012.

Cette année là, la Grèce avait encore un cinquième de sa richesse à récupérer, principalement en raison de la chute de la consommation et de l’investissement. La diminution des dépenses publiques (biens et services achetés par les administrations publiques) n’a pas joué (directement) de rôle majeur.

Source: Michael Roberts blog

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