La France a rétabli ses finances publiques

excedent structurel

Les médias nous abreuvent de chiffres à propos de la dette et du déficit public, mais  ne commentent jamais les statistiques complètes.

Pourtant, la Commission européenne ainsi que les marchés, n’ont pas seulement un oeil sur le déficit public courant, mais aussi sur le déficit structurel qui corrige le premier  des effets de la récession.

Or, de ce côté là, il y a du mieux.

En effet, d’après les estimations de la Commission européenne et de l’OFCE, le déficit structurel serait ramené à -1,9% du PIB en 2013, contre +0,4% en Allemagne et -1,3% dans la zone euro.

Entre 2007 et 2013, l’effort français de réduction du déficit (2,5% du PIB) a été 3 fois plus intense qu’ailleurs dans la zone euro.

Allons un peu plus loin et retranchons des dépenses publiques celles qui correspondent à des acquisitions d’actifs productifs, c’est-à-dire de l’investissement public (3,1% du PIB). D’un déficit, on passe alors à un excédent (+1,2% du PIB), peu éloigné de celui de l’Allemagne (+1,9%).

Ainsi donc, les chômeurs supplémentaires de 2013 ainsi que les contribuables pressurés par les impôts et les taxes n’ont pas souffert en vain, puisque leur sacrifice a permis que les finances publiques ne dérivent plus.

9 réflexions au sujet de « La France a rétabli ses finances publiques »

  1. Pourquoi ? Peut être que parce qu’il y a confusion entre le moyen (réduire les dépenses publiques) et l’objectif (réduire le déficit). Ou est-ce l’inverse ? Je ne sais plus bien …

    1. Oui, on pourrait par exemple discuter longuement de l’utilité des dépenses militaires. Mais quoiqu’il en soit, un investissement donne lieu à l’acquisition d’un actif durable, éventuellement négociable. C’est pourquoi la dégradation des infrastructures collectives en Allemagne devrait être prise en compte pour évaluer correctement le niveau d’endettement de ce pays.

  2. Cela me fait penser que la commission de Bruxelles a supervisé notre projet de budget.
    Nous échapperions à ses foudres, semble-t-il.
    Sauf qu’un banquier faisait observer que la commission se focalise sur la titrisation des dettes souveraines, titrisation qui nous a mis dans la bulle et la crise actuelle.
    Bref, nous ne sommes pas sortis de l’auberge, si vous me passez l’expression.

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