38 dollars

bangladesh

Les récentes hécatombes parmi les salariés bangladeshis (1127 morts dans l’effondrement d’une seule usine à Dacca) ont attiré l’attention sur les conditions de travail dans un pays qui est devenu le deuxième exportateur mondial de textiles. Avec un salaire minimum inférieur à 40 dollars, le Prix Nobel de la Paix Muhammad Yunus évoque  un travail d’esclave.  Aux dernières nouvelles, suite à d’importants mouvements de grève, les entreprises occidentales installées dans ce pays promettent une amélioration des conditions de travail, notamment en matière de sécurité. Le Gouvernement du Bangladesh, quant à lui, promet d’augmenter les salaires.

Il y a bien longtemps, l’historien Fernand Braudel écrivait ceci : « Le premier étage de la société est celui de la subsistance, le second celui de l’échange ‘à vue humaine’ et le troisième celui de l’économie-monde. Le premier et le troisième étages n’obéissent pas à la loi (le premier parce qu’il n’en comprend pas le sens et le troisième parce qu’il se considère au-dessus des règles). Seul le deuxième étage, celui de la majorité des citoyens, reconnaît la légitimité des contraintes sociales ».

2 réflexions au sujet de « 38 dollars »

  1. A moins que les employeurs se déploient à l’intérieur du pays, plus rural, plus en difficultés, plus corvéable, comme le mouvement que connaît la Chine, après les scandales sociaux (suicides ou grèves, comme chez Foxconn par exemple).

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