4%

EUEA

Au 3ième trimestre 2012, le déficit public moyen des pays de la zone euro représentait  4% du PIB de la dite zone (Eurostat).

C’est 3 points de moins qu’en 2009,  au plus fort de la récession économique, lorsque les recettes socio-fiscales s’évaporaient tandis que progressaient les dépenses publiques, spontanément ou via les plans de relance.

Si l’on compare le déficit moyen des finances publiques du  3ième trimestre 2012 à celui  du 1er trimestre 2008, au moment où la récession a démarré, on constate que les mesures d’austérité ont permis d’effacer la moitié du « dérapage » budgétaire occasionné par la crise.

Faut-il en rajouter une louche?

A la lumière du graphique ci-dessus, on peut en douter.

En effet, depuis deux ans,  les déficits publics ne se résorbent plus, ou très peu, vraisemblablement à cause du marasme conjoncturel, dont il serait bon de se demander s’il n’est pas entretenu par la généralisation des plans de rigueur.

Au passage, il est intéressant de constater que l’essentiel du « mieux » budgétaire est apparu courant 2010, c’est-à-dire au moment où les économies européennes redémarraient un peu et le chômage diminuait.

Autre enseignement:  la politique budgétaire est quasiment la même en zone euro ou ailleurs dans l’Union européenne.

Serait-il faux alors que l’abandon de l’euro suffise pour redonner des couleurs aux politiques de relance?

3 réflexions au sujet de « 4% »

  1. Le message d’austérité est quasiment universellement admis (sauf en Chine ou la croissance passe par la consommation intérieure et l’export, rien d’austère,donc) puisque tous nos dirigeants sortent des mêmes écoles de commerce … ou d’administration.
    C’est d’autant plus facile à exiger des autres qu’ils y échappent eux-même …

    Voila pour le quart d’heure « gauchiste » … Bon week-end.

  2. Ce qu’il y a de remarquable, c’est effectivement l’adoption de l’austérité et de la déflation par les pays européens qui ont encore leur monnaie. La thèse de la BCE qui manipule les gouvernements pour leur faire abandonner leur souveraineté n’est pas forcément fausse, mais il faut la nuancer en mesurant l’énorme faillite intellectuelle de la plupart des dirigeants européens. Le tissu d’âneries sur lequel leurs raisonnements économiques sont fondés est très probablement le même à la BCE. Trichet l’illustrait à merveille.

    1. Oui, la zone euro a accru ses déficits très légèrement moins qu’ailleurs en Europe, et les a redressé un tout petit peu plus vite. Les dogmes que vous dénoncez ont certainement pris le dessus en raison de la division des Etats européens, qui ne font pas front uni devant les marchés financiers.

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