Palmarès 2011 des exportateurs mondiaux de marchandises

OMC2011

Chaque année, l’OMC classe les pays selon leurs performances à l’exportations (en milliards de dollars).

Le classement 2011  (OMC 2012) place la Chine, les Etats-Unis et l’Allemagne en tête de liste.  Comparons le à celui de 2007, histoire de voir si la crise économique et financière internationale a rebattu les cartes.

OMC2007

Voici quelques uns des pays qui ont le plus rétrogradé, en termes de position et de part de marché:

  • la Finlande:  – 12 places (-0,2 point de part de marché)
  • la Suède et l’Autriche : -6 places (-0,2 point)
  • l’Allemagne: – 2 places (-1,4 points)
  • la France: -1 place (-0,7 point)
  • le Canada et le Royaume-Uni : – 3 places (-0,5 point)
  • le Chili: -6 places (-0,1 point)

Sans surprise, les pays qui ont le plus progressé sont des émergents et des exportateurs d’hydrocarbures:

  • Chine: + 1place (+1,7 points…soit l’équivalent de la part de marché de l’Inde)
  • le Qatar, qui se hisse à la 36ième place en 2011, et le Vietnam, à la 40ième place, au même niveau que l’Afrique du Sud.
  • l’Australie: +6 places (+0,5 point)
  • l’Inde: +7 places (+0,7 point)
  • la Corée: +4 places (+0,3 point)
  • l’Indonésie: +6 places (+0,3 point)
  • le Nigéria: +6 places (+0,1 point)
  • la Russie: +3 places (+0,4 point).

Quelques surprises:

  • l’Espagne, en dépit de la crise, se maintient au 17ième rang des exportateurs mondiaux. Cependant, l’Espagne recule de la 12ième à la 14ième place dans le classement des pays importateurs.
  • l’Iran talonne la Turquie, tandis que l’Iraq dépasse le Chili.
  • l’Inde (19ième) dépasse le Brésil (22ième).

La France, avec 596  milliards de dollars d’exportations se situe à la 6ième place, derrière les Pays-Bas et talonnée par la Corée du Sud. Elle ne concède qu’une place, mais abandonne 0,7 point de part de marché mondiale.  En revanche, notre pays devient le 5ième importateur mondial (6ième en 2007), principalement en raison de la chute du Royaume-Uni qui, frappé durement par la crise, rétrograde de la quatrième à la sixième place.

7 réflexions au sujet de « Palmarès 2011 des exportateurs mondiaux de marchandises »

  1. Les Pays-Bas doivent moins leur place de 5ème exportateur mondial à leur génie productif qu’à leur équipement commercial: ils réexportent surtout, notamment vers l’Union européenne, des importations arrivées aux Pays-Bas par le port de Rotterdam. Ils sont par exemple parmi les premiers exportateurs mondiaux de produits agricoles exotiques. Or les bananiers sont rares dans les polders…
    Il est donc prudent de relativiser la pertinence de ces classements mondiaux, et en général la signification des statistiques internationales, où les changements d’une année sur l’autre sont souvent inférieurs à la marge d’erreur.

    1. L’Allemagne est également une plateforme de réexportation très importante en Europe, ce qui vient nuancer les bienfaits de la stratégie de compression des salaires. Certes, les chiffres sont à relativiser, c’est pour cela que je n’ai pas tenu compte des faibles variations dans le classement.

  2. Alors là, vous m’enlevez ma réplique : qu’y a-t-il dans les conteneurs à l’export ?
    Et puis, comment mesure-t-on l’exportation financière ?
    Par cette perfide question, je pense à la perfide Albion, première place financière (ou presque ?) en Europe qui importe des méthodes d’exportation/fuite des capitaux …
    Pour les matières et les produits finis, il parait que l’Allemagne n’est pas exempte de reproches : elles importe les pièces fabriquées dans ses « colonies » de l’Est, assemble chez elle puis exporte …

    1. Les services financiers ne sont pas comptabilisés ici, mais ils le sont dans d’autres stats de l’OMC. Je ne sais pas si l’on peut reprocher à l’Allemagne de tirer profit des bas salaires et des qualifications de la main d’oeuvre de l’Est de l’Europe. Tout au plus on peut noter que l’Allemagne n’exporte pas uniquement ses avantages comparatifs, mais aussi ceux des autres pays. L’arrivée massive de vagues migratoires en Allemagne et la concurrence accrue des pays émergents sur le moyen haut de gamme devraient remettre en cause le modèle allemand (recentrage sur le commerce intérieur).

  3. Jeudi 20 décembre 2012 :

    Chypre a besoin de 17 milliards d’euros en urgence pour éviter la faillite.

    Chypre n’est plus qu’à quelques jours du défaut de paiement.

    Problème : le FMI conditionne son aide à Chypre à un effacement partiel de la dette. D’abord, Chypre doit faire défaut. Ensuite, et seulement ensuite, le FMI acceptera de débloquer son aide.

    Le Fonds monétaire international (FMI) conditionne sa participation à un plan d’aide à Chypre, qui doit être finalisé d’ici à la fin janvier, à un effacement partiel de la dette, écrit le Süddeutsche Zeitung (SZ) jeudi.

    Le FMI estime que, sans cela, le pays ne sera toujours pas en mesure de faire face aux intérêts de sa dette, même après que les réformes exigées auront été appliquées, ajoute le journal, citant une source proche des négociations entre Chypre et la troïka (composée du FMI, de l’Union européenne et de la BCE).

    Certains Etats-membres de l’UE partagent cet avis, mais d’autres Etats sont opposés à cette mesure, essentiellement parce qu’il avait été promis, lorsque la Grèce avait restructuré sa dette, qu’il s’agirait d’un cas unique.

    Rompre cet engagement ferait à nouveau sombrer la confiance des marchés dans la zone euro et dans sa crédibilité sur le marché obligataire, poursuit le SZ.

    Les opposants à cette idée soulignent également que les banques de l’île sont d’importantes détentrices de titres obligataires nationaux. Leur demander de renoncer à une partie de ces avoirs augmenterait d’autant l’aide au refinancement du secteur bancaire nécessaire, qui serait répercuté sur la dette de Chypre.

    La chancelière Angela Merkel ne veut pas entendre parler d’un effacement de la dette, même si elle a toujours jugé capital que le FMI participe au plan de soutien financier, rappelle le SZ.

    Une hypothèse de travail serait que la Russie verse 5 milliards d’euros au FMI qui les transférerait aussitôt à Chypre, sauvant ainsi les apparences. Beaucoup de citoyens russes disposent d’avoirs importants dans les banques chypriotes.

    Fin novembre, la troïka avait annoncé avoir mené des discussions « fructueuses » avec le gouvernement chypriote, qui estime avoir besoin de 17 milliards d’euros au total sur quatre ans pour soutenir son économie et ses banques, ce qui représente à peu de choses près un an de PIB de l’île, troisième plus petit Etat de l’UE.

    (Dépêche AFP)

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