Le FMI, plus haut et plus fort que le rapport Gallois

Comme par hasard, le FMI rend public un avis sur la compétitivité française, le jour où Louis Gallois remet son rapport au chef du Gouvernement.

Les préconisations de Madame Lagarde ont ceci d’amusant qu’elles feraient presque passer  Monsieur Gallois pour un gauchiste.

Pêle-mêle on y trouve une injonction à ralentir les hausses de salaires, à déréguler la législation sur les horaires de travail, à revoir les allocations chômage (quand la situation économique sera plus favorable), à travailler plus vieux ainsi qu’à transférer l’assiette  des cotisations patronales  sur les importations, via la TVA (curieux pour une institution qui a pour mission de faciliter le commerce).  Les amis de la rente sont ainsi faits.  N’ayant jamais rencontré le social, ils en déduisent qu’il n’existe pas. Monsieur Gallois, avec son refus de copier in extenso le modèle allemand ( il convient néanmoins de préciser que les activités de services ont été largement dérégulées ; elles offrent des salaires très bas qui participent à la compétitivité globale mais seraient, à juste titre, jugés inacceptables en France), son appel à taxer les rachats d’actions et sa critique de l’euro fort, fait figure d’archange de la modération.

Le dernier mot revient aux affreux jojos du FMI: La mission tient à remercier les autorités françaises pour leur accueil, leur disponibilité, la qualité des analyses qu’elles ont apportées et pour leur franchise dans les discussions.

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