Eric Hobsbawm (1917-2012)

« J’ai conservé un souvenir précis d’un long tête à tête avec lui il y a un certain nombre d’années à Londres. Il m’avait invité à déjeuner à son club à Saint-James (était-ce l’Atheneum ?). Entre des évocations aussi chaleureuses de Lénine et de Billie Holiday, il se pencha vers moi pour m’indiquer, d’une mine de comploteur, un discret personnage enfoncé dans un fauteuil en vieux cuir, caché derrière son journal : »C’est Jim Callaghan, notre ancien premier ministre… » fit-il d’une voix faussement admirative. Puis il se leva pour répondre à la question d’un membre du club. Alors un autre, assis derrière nous, se pencha vers moi : »Ce qu’il ne vous dit pas, c’est qu’il était son conseiller spécial… ». Et lorsqu’Eric Hobsbwam revint à table, il me lanca aussitôt : « Ne croyez pas les rumeurs ! » . Pierre Assouline (03/03/2009).

Un panorama des oeuvres d’Eric Hosbawm est disponible ici.

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