Le plan européen d’investissement devrait compenser les plans nationaux d’austérité

Faut-il considérer l‘initiative de croissance européenne comme une goutte d’eau dans l’océan?

Les 28 et 29 juin, les chefs d’Etats et de gouvernements de l’UE des 27,  réunis à Bruxelles, ont décidé d’affecter 1% du PIB européen (120 milliards d’euros) aux investissements et aux grands travaux.

Pour Elie Cohen, le compte n’y est pas. L’économiste juge que l’étalement de ce plan sur cinq ans apportera, au mieux, 0,2 points d’activité supplémentaire par an, alors que pour la seule année 2013,  l’austérité budgétaire priverait l’économie française d’1,5 points de PIB.

Le Centre d’Analyse Stratégique, en sa note d’analyse n°287,  se montre plus optimiste.

Il souligne qu’en l’absence du plan européen, l’investissement public reculerait d’un point de PIB, entre 2010 et 2013, du fait  de la multiplication  des plans d’austérité (cf graphique ci-dessus). Cette baisse est comparable à celle qui avait lieu au moment de la préparation de la monnaie unique (1992-1999).

Bien que modeste, l’initiative européenne vient compenser la diminution des investissements publics que pratiquent les Etats  pour satisfaire  les exigences des marchés financiers, au risque de pénaliser leur croissance potentielle.

Tout ceci est bienvenue, même si la « sanctuarisation » des investissements publics, dans le cadre du Pacte de Stabilité et de Croissance, aurait été le meilleur moyen de préserver le financement des infrastructures collectives.

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