Globalisation: la fin de l’état de grâce

Edward Alden publie dans Economix un intéressant billet (Behind the new view of globalization) consacré au nouveau regard que portent les économistes sur la mondialisation.

Il est bien loin le temps de l’optimisme béat.

Une série d’articles établissent un lien entre les échanges internationaux et la chute historique des emplois industriels américains, depuis la fin des années 90. Pour autant, les auteurs ne versent pas dans le protectionnisme. Ils préfèrent mettre en avant le contexte défavorable dans lequel s’effectue le commerce avec les pays émergents (dégradation des infrastructures, défaillances du système éducatif américain…) plutôt que le commerce en soi, comme si la mondialisation avait mis en évidence les faiblesses des Etats-Unis, au lieu de les provoquer.

Ironie de l’histoire: les économistes ont tellement tardé à reconnaître les inconvénients de la globalisation qu’ils se réveillent au moment où le made in USA semble reprendre des couleurs, avec l’amorce d’un processus de relocalisation (backshoring) et de réindustrialisation du pays.

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