Le rêve mondial de Gunnar

« (…) il faut plaider la cause de l’intégration internationale en des termes positifs, c’est-à-dire ceux qui consistent à poursuivre dans la communauté mondiale élargie les objectifs de l’État-providence national, ce qui ne signifie rien d’autre que la réalisation de nos vieux idéaux de liberté, égalité, fraternité, et non en des termes négatifs qui consistent à vouloir démanteler les politiques par lesquelles, partout dans le monde occidental, les individus ont essayé de réaliser les idéaux à l’intérieur de leur communauté nationale ».

« L’évidence, la voici : Dès lors que l’État-providence national a vu le jour et s’est profondément ancré dans le coeur des gens qui disposent dans les démocraties du monde occidental du pouvoir politique, il n’y a aucune alternative à la désintégration internationale si ce n’est de commencer à procéder, grâce à la coopération internationale et à un compromis mutuel, à la construction d’un État-providence mondial ».

Gunnar Myrdal (Prix Nobel d’économie 1974), Planifier pour développer : de l’État-providence au monde-providence, traduit de l’anglais par R. Baretje, Paris, Éditions ouvrières (1963). in Francis Lalonde, Gunnar Myrdal et la social-démocratie, (1990).

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