Démythifier l’excédent commercial de l’Allemagne

Il faut  relativiser la success story du commerce extérieur allemand au sein de la zone euro.

Observons comment, entre le milieu des années 90 et 2010, la part des importations allemandes dans les échanges intra-zone euro a chuté de 4 points, alors que celle des exportations variait peu.

The Economist (via Marginal Revolution) y voit l’effet de la compression de la demande intérieure en Allemagne, produite par les réformes du marché du travail et de la montée du chômage, en début de période. On peut compléter cette interprétation en supposant que la croissance débridée des importations qui a existé ailleurs en Europe n’a pas bénéficié  aux seules exportations allemandes.

Depuis 2007, il semble que les importations allemandes reprennent du poil de la bête.

Le rééquilibrage du modèle de croissance allemand est en cours et nous entrons dans une période où les salaires redémarrent et les ménages allemands diminuent leur taux d’épargne.

 De son côté, le New York Times constate que l’excédent de l’Allemagne est en train de fondre, alors que les exportations  se réorientent vers l’extérieur de l’union européenne.

A présent, du fait de la crise qui se prolonge en Europe et de la dépréciation de l’euro, l’Allemagne réalise autant de surplus en dehors de l’UE  qu’au sein de l’Eurozone.

6 thoughts on “Démythifier l’excédent commercial de l’Allemagne

  1. Anonyme 08/07/2012 / 11 h 06 min

    Dans les déséquilibres européens dont a pu bénéficié l’Allemagne, c’est la période avant la crise qui compte. C’est cette période qui a eu un impact fort. Après c’est une autre dynamique qui est en jeu.

  2. Philippe Waechter 08/07/2012 / 11 h 07 min

    Dans les déséquilibres européens dont a pu bénéficié l’Allemagne, c’est la période avant la crise qui compte. C’est cette période qui a eu un impact fort. Après c’est une autre dynamique qui est en jeu.

    • ecointerview 08/07/2012 / 11 h 27 min

      Oui, surtout si l’on tient compte du différentiel de taux de chômage, très favorable à l’Allemagne (ce qui freine les exportations allemandes, encourage la diminution de l’épargne et la hausse des importations allemandes).

  3. Anonyme 14/07/2012 / 20 h 56 min

    Où sont les chroniques Schumpeteriennes? Pour être complet….

    • ecointerview 14/07/2012 / 22 h 08 min

      Ah oui, c’est une bonne idée un « schumpy time », de temps en temps

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