Le palmarès mondial de l’ouverture des marchés

La Chambre internationale de commerce évalue et compare le degré d’ouverture des économies à l’aide d’un indicateur global qui synthétise quatre séries d’informations:

  • L’ouverture commerciale: part des échanges dans le PIB, importations par habitant, taux de croissance réel des exportations à long terme.
  • La politique commerciale: droit de douane moyen multilatéral, fréquence des « pics tarifaires » (>15%), des droits antisubventions et antidumping,  durée des formalités administratives nécessaires pour procéder à une importation (en jours).
  • L’ouverture aux investissements directs étrangers: flux et stocks d’investissements étrangers rapportés au PIB, jours nécessaires pour qu’un non résident  obtienne l »autorisation d’investir dans le pays.
  • La dotation en  infrastructures de transport et de communication (ex: taux d’équipement des ménages en téléphonie ou internet; qualité du réseau routier).

Les deux premiers groupes de critères comptent respectivement pour 35%  du score final. Les deux autres pèsent chacun 15% . La note maximum est de 6.

Dans le joli tableau bleuté ci-dessus, nous observons que les petits pays aisés (Hong-Kong, Singapour ou  les Pays-Bas) ouvrent le bal, loin devant les  » poids lourds » du km2 et de la démographie (Inde, Chine ou Brésil) et les pays pauvres (Soudan, Ethiopie). Rien de bien surprenant: une économie de faible dimension est spontanément plus spécialisée et dépendante des marchés extérieurs qu’une économie vaste et populeuse.

En milieu de classement, on retrouve les grands pays européens comme le Royaume-Uni, l’Espagne ou l’Italie. La France et  l’Allemagne sont du lot, avec  une nette avance pour nos voisins d’outre-Rhin: l’ Allemagne est le plus ouvert des grands pays.

Entrons maintenant dans le détail de l’indicateur d’ouverture.

Avec un score de 3,9 (3,2 en moyenne dans les pays du G20), la France semble un pays relativement ouvert. Cependant, il faut distinguer l’ouverture marchande, au sens strict,  des scores en matière de politique commerciale et d’infrastructures de transport et de communication. En effet, malgré de très bon résultats dans ces derniers domaines (4,9 pour les infrastructures, contre 3,9 ailleurs dans le G20), l’ouverture commerciale de la France est modérée (2,5 contre 3,2 dans le G20), tout simplement parce que l ‘économie française est suffisamment grande pour ne pas avoir à  importer et exporter aussi intensément que les Pays-Bas ou l’Irlande.

Pays de taille moyenne, la France n’en a pas fini de chercher le juste équilibre entre son marché intérieur et le vent du grand large.

On constate la relative fermeture du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Argentine.

Parmi ces émergents, les uns sont aussi peu ouverts aux échanges commerciaux que les Etats-Unis. Pour le vaste Brésil, c’est compréhensible, mais le cas de l’Argentine témoigne d’une introversion commerciale spécifique.

Pour d’autres, comme la Chine et le Brésil, ce sont les entrées d’investissements étrangers qui font l’objet d’un frein relatif (1,9 en Chine, contre 3,3 en moyenne dans le G20), à l’inverse du Mexique ou de la Russie.

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