45%

En 2010, les importations ont représenté 45% du PIB moyen des économies de l’OCDE, soit 4,5 fois plus qu’en 1970.

Publié dans le dernier rapport de l’OCDE sur le commerce et l’emploi (Douglas Lippoldt, 2012), ce graphique montre deux choses:

  • La phase récente de progression des échanges, qui débute en  1994, a permis de rattraper le retard accumulé au cours des années quatre-vingts. L’emballement des années 2007/2008  est remarquable, mais la crise en a modéré l’allure.
  • Le lien entre importations et chômage n’est pas évident, puisque le taux de chômage actuel est au même niveau qu’au début des années quatre-vingts.

Le rapport de l’OCDE ajoute que « l’ouverture aux échanges ne suffit pas (pour encourager l’emploi). Il faut des politiques complémentaires, notamment des politiques macroéconomiques saines, un environnement favorable à l’investissement, des marchés du travail souples et des systèmes de protection sociale adéquats, pour que les sociétés tirent pleinement parti des échanges ». Voilà toute l’ambiguïté du néolibéralisme, qui, prenant comme point de départ la liberté des échanges en arrive à justifier tout autre chose, à savoir un interventionnisme social quelque peu envahissant, qui vise à transformer chaque acteur économique (entreprises, salariés, chômeurs…) en petits soldats flexibles et réactifs de la concurrence. Dit autrement, le libre-échange est la condition nécessaire, mais insuffisante, de la « société de marché ».

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