La crise renforce l’économie informelle

La crise alimente l’économie souterraine:

« Petits boulots d’appoints «au noir», sociétés qui «oublient» de déclarer certaines prestations… Les petites et grandes combines pour gagner plus sans payer impôts, taxes ou charges sociales dans les pays développés deviennent de plus en plus courantes à la faveur de la crise. En échappant aux contrôles de l’Etat, particuliers comme entreprises participent à ce que les économistes appellent l’économie informelle, ou souterraine« .

Les opérations économiques qui échappent aux radars socio-fiscaux ont tendance à se développer depuis le déclenchement de la crise financière, comme le montrent deux études récentes (Friedrich Schneider, 2010; Oguz Oztunali et Ceyhun Elgin, 2012).

Dans le graphique ci-dessus, on constate le rebond de l’économie informelle (en % du PIB) dans les régions du monde hors OCDE.

A l’exception de l’Asie, qui a vu l’économie informelle reculer fortement depuis 50 ans, le rebond actuel a ramené la plupart des régions du monde 10 à 20 ans en arrière.

Parmi les pays développées, on observe une remontée assez nette en Grèce (27,39% du PIB en 2009) et, dans une moindre mesure, en France (15,70%) et en Allemagne (15,60%).

Pour notre pays, cette augmentation représenterait en 2009 1 point de PIB, soit l’équivalent du premier plan de relance gouvernemental.

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