De l’austérité, de l’austérité, encore de l’austérité?

Historiquement, on réduit la dette avec la croissance, jamais avec la seule austérité. Or, l’Europe n’a pas de stratégie de croissance. Le marché du travail a certes été assoupli dans certains pays, mais il faut cinq à dix ans pour que cela ait un impact sur l’activité économique », note Pierre-Olivier Beffy, chef économiste chez Exane (Le Monde).

Patrick Artus, qui a chaussé ses lunettes keynésiennes,  nous explique en quoi la baisse des salaires est coûteuse au plan économique.

Le choc négatif qui suit  la diminution des salaires nominaux est à double détente:

  • diminution de la demande des ménages, car tant que les prix ne bougent pas, la baisse des salaires nominaux entraîne dans chute celle des salaires  réels.
  • diminution de l’investissement, suite à la hausse des taux d’intérêt réels consécutive au déclin des prix.

 Dans le cas de l’Allemagne, quatre années (2000-2004) auront été nécessaires pour atteindre l’objectif de compétitivité, au prix d’une rude austérité pour la population.

Pour ce qui est de la France, Artus ne souhaite ni la sortie de l’euro, ni la potion amère sur les salaires. Il préconise plutôt la baisse des charges mais aussi le soutien à  l’innovation, ceci afin de relancer les gains de productivité.

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3 commentaires sur “De l’austérité, de l’austérité, encore de l’austérité?

  1. La question de l’efficacité des politiques d’austérité est plus que toujours toujours au cœur des débats entre “Austerians” et partisans de la relance budgétaire. Voici quelques références à des articles et travaux récents (qui sont loin d’épuiser ce sujet tellement vaste mais qui donnent quelques points de départ à la réflexion. A la fin du billet, j’effectue un petit retour sur le Pacte budgétaire européen de mars 2012. http://toupourleco.wordpress.com/2012/04/17/lausterite-plus-que-toujours-en-question/

  2. « Historiquement, on réduit la dette avec la croissance ». Comment est-ce possible?
    Personnellement je considère que l’évolution de la croissance est insensible aux variations de la dette publique, à l’exception d’une baisse insignifiante de 0.1 point de la croissance si l’endenttement passerait de 30 à 80 du PIB par exemple. Je ne vois pas donc de lien évident entre croissance et baisse de la dette..

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