Sarkozy à la recherche du temps perdu

Depuis 5 ans, la « rupture » annoncée par l’actuel Président de la République n’a pas eu lieu.

C’est ce qui découle d’un  classement de l’OCDE qui range les pays selon le degré d’accélération des réformes depuis 2008.

Le terme « réforme » désigne la libéralisation des marchés et la maîtrise des dépenses publiques.

« Politiquement difficiles », les « réformes » seraient la promesse de la croissance retrouvée, à travers une meilleure mobilisation des facteurs de production:

Fondé sur 30 années d’expérience des réformes, le rapport de l’OCDE montre que les craintes concernant les effets négatifs à court terme que pourraient avoir les réformes structurelles sont exagérées. En effet, un certain nombre de ces réformes semblent avoir sur la croissance un effet stimulant relativement rapide, tandis que dans la quasi-totalité des cas, les coûts à court terme des réformes structurelles sont globalement inexistants.

A l’aide du graphique ci-dessous, examinons dans quelle mesure  l’actuel Président de la République a  dérangé le cours des choses.

L’OCDE  évalue la réactivité de chaque pays aux recommandation qu’elle formule. Les bons élèves se situent à droite du graphique.

La décélération que l’on observe en Allemagne serait le résultat d’une « fatigue » (en français dans le texte (!)) consécutive aux chamboulements sociaux des années Schroëder/Merkel.

La Suède et le Royaume Uni avancent tous drapeaux déployés vers l’allègement du coût du travail et la dérégulation des marchés de biens et services.

Là où la crise est la plus dure, on ne se fait pas prier pour « réformer » (Grèce, Espagne, Irlande, Portugal).

La France, quant à elle,  évolue, mais à un rythme de sénateur.

Certes, l’OCDE salue les efforts du Gouvernement français dans le domaine de la défiscalisation des heures supplémentaires ou le report de l’âge légal du départ en retraite, mais l’organisation internationale reste sur sa faim.

En effet,  selon elle, le coût du travail, le niveau du salaire minimum et la réglementation  des marchés seraient trop élevés. Qui plus est, depuis 2009, le rythme des « réformes » aurait ralenti dans notre pays.

Voilà pourquoi, afin de rattraper son « retard », le Président de la République  improvise une « tva sociale » et brandit la menace du référendum pour dissuader  l’opposition à ses « réformes ».

DG

 

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