Les Etats-Unis vont de bulle en bulle

La science est fille de l’étonnement, disait Aristote.

Pour les économistes curieux, chaque jour qui passe sans que ne s’effondre le « système » qui les environne est un motif de surprise.

Alors ils cherchent, ils vont à la mine et parfois, ils trouvent.

C’est ainsi que Patrick Artus (« Les Etats-Unis se réindustrialisent-ils? » 25/01/12) pense avoir percé le secret de la résilience américaine: la relance de la consommation par les bulles financières.

En effet, après la bulle des actions (1998-2000), puis celle de l’immobilier (2003-2006), est venu le temps de la bulle obligataire (treasuries).

Une bulle chassant l’autre, les ménages américains ont engrangé des plus-values qui leur ont permis de stabiliser leur pouvoir d’achat.

L’année dernière, c’est l’achat massif de titres par la FED qui a fourni des liquidités aux ménages.

Voilà comment, de bulle en bulle et de relance transitoire en relance transitoire, la première économie du monde s’accroche aux branches.

DG

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4 commentaires

  1. La dette privée des ménages devient la dette publique de l’État fédéral. Une manière de relancer la consommation et de faire porter le poids de la dette sur un acteur disposant de leviers bien plus importants. Dommage que ça n’ai pas été fait de manière plus vigoureuse, mais c’est déjà pas mal.
    Quant au concept des bulles qui en chassent d’autres, ça ressemble surtout à une jolie expression vide de sens. « Bulle obligataire », sans déconner? Ça veut dire quoi? On dirait plutôt l’émanation d’une obsession anti dette publique.

    1. Les ménages achètent des titres publics, le cours des titres augmente et quand il est arrivé à bonne température, on vend le tout pour empocher la plus value. Si l’on regarde les choses froidement, je veux dire sans rire ni pleurer, alors la « bulle obligataire » n’est ni une horreur, ni une foutaise, c’est tout simplement un moyen pour tenir à bout de bras un système.

      1. Ça pourrait marcher ainsi, en effet. Mais les taux d’intérêt réels sur le dette fédérale n’ont pas augmenté ces derniers temps, bien au contraire ils continuent de baisser, et ce malgré les importants déficits et les émissions massives de monnaie. A vrai dire, ils sont négatifs pour les obligations à 10 ans et moins. Comment une telle bulle pourrait voir le jour en situation de trappe à liquidité?

  2. Vous partez du principe que les taux d’intérêt vont rester durablement bas, et que l’on ne risque donc pas de voir s’effondrer les cours d’obligations. Dès lors, il n’y a pas de bulle, au sens où rien ne risque d’éclater.
    http://www.agefi.fr/articles/-Des-risques-bulles-ailleurs-emprunts-dEtat-1157565.html
    Il faut s’entendre sur le terme de bulle dans ce cas. Ici, il est pris dans le sens d’une montée excessive des cours, les obligations servant de valeur refuge.

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