Krugman voit rouge

Depuis que la RTBF traduit les chroniques de Paul Krugman, je vois mieux les raisons pour lesquelles il se fait tout plein d’amis aux Etats-Unis.

Dans le billet intitulé « Ces euro-romantiques cruels et ennuyeux« , Krugman s’en prend à l’austère dogmatisme des technocrates made in BCE.

 » Ils représentent assurément une race de romantiques particulièrement ennuyeuse, s’exprimant dans une prose ampoulée plutôt qu’en vers« , écrit le Prix Nobel.

Un peu dans le même esprit, la vague d’austérité budgétaire qui se répand en Europe,  fait dire à Xavier Timbeau (OFCE) que  plus rien ne s’oppose à la nuit.

Dans Nous, les 99 pour cent, Krugman envoie par dessus bord l’idée selon laquelle les  rémunérations extrêmes des gros bonnets de l’industrie et de la finance seraient tant soit peu fondées sur un zeste de mérite.

Comme l’a formulé récemment le directeur pour la stabilité financière de la Bank of England, des rendements supposés élevés avant la crise ont simplement reflété une prise de risque accrue – des risques encourus la plupart du temps non par les financiers de haut vol mais plutôt par des investisseurs naïfs ou bien par les contribuables, qui ont fini par payer les pots cassés quand tout s’est écroulé. Comme il le fait également remarquer avec hargne  :  » Si la prise de risques était une activité à valeur ajoutée, ceux qui jouent à la roulette Russe contribueraient au bien-être mondial de façon disproportionnée « .

DG

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