La première mondialisation (1870-1914)

Une note du Trésor décrit la « belle époque » des échanges commerciaux et financiers qui précéda la première guerre mondiale.

Excellent pour mettre en perspective les évolutions récentes.

Le graphique ci-dessous montre que l’actuelle poussée des échanges internationaux constitue un simple rattrapage des années de « fermeture », entre 1914 et 1950.

Finalement, avec la seconde mondialisation, c’est un peu comme si le grand XIXième siècle libéral avait continué son bonhomme de chemin.

Si l’on examine le poids du commerce dans la production de bien échangeable, on observe qu’au cours de la période 1890-1970 l’économie française est restée un peu en retrait de la mondialisation.

Parmi l’échantillon proposé, la France se plaçait en 1890 en cinquième position, avant de descendre  au sixième rang, et d’y demeurer jusqu’en 1970.

Lorsque le Général de Gaulle tira sa révérence, l’économie française n’était pas plus ouverte qu’en 1913 et qu’un pays aussi immense que l’Australie.

Depuis lors, le poids des échanges internationaux a doublé.

En 1990, ils dépassaient 50% de la production. Ce bol d’air a hissé notre pays au 4ième rang en termes d’extraversion.

Nous partageons cette trajectoire avec l’Italie et l’Allemagne.

DG

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3 réflexions au sujet de « La première mondialisation (1870-1914) »

  1. De mémoire de mes cours d’éco, la France a été à la « traine » :
    – sur la période 1890-1914 parce qu’elle était « trop » agricole donc faiblement industrialisée et vivait sur elle-même.
    – sur la période 1914-1928 et peu impactée par la crise de 29 parce qu’elle était toujours faiblement industrialisée et profitait de la main d’œuvre féminine au lendemain de 14-18.

    Pour rester compétitif à l’export, il faut investir dans les machines, avoir une grande production et un faible coût de production, tout ce que nos capitaines d’industrie ne pratiquaient pas.

    Pour l’anecdote, je ne parviens pas à lire la fable des « Toambapiks » : trop « économiste », il doit me manquer un certain souffle lyrique de la part de l’auteur … C’est bien dommage.

    1. Oui, il me semble aussi que la France était un peu sous cloche à l’époque.

      Moi aussi j’ai été un petit peu déçu par la fable des Toampabiks. L’idée est très bonne mais cela manque de punch. La loi de Kalecki, si mes souvenirs sont bons, est expliquée en plusieurs endroits, sous différents angles. C’est un peu dissuasif, dommage. Par contre, sur le net, vous trouverez des articles de l’auteur beaucoup plus directs et percutants.

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