Relance budgétaire, dette et ouverture commerciale

La crise nous a fait redécouvrir les vertus des politiques de relance conjoncturelle.

Alors que la récession menace derechef, il est intéressant d’évaluer les facteurs qui rendent plus ou moins attractif (et possible) l’usage de la politique budgétaire.

Le papier de  Joshua Aizenman et Yothin Jinjarak montre qu’entre 2009 et 2011 deux facteurs ont joué: le degré d’ouverture  commerciale et le niveau de l’endettement public.

  • Les grands pays sont ceux qui n’ont pas lésiné sur le déficit public, pour la simple raison que leur économie dépend essentiellement de leur dépense interne. A l’inverse, les petits pays qui travaillent principalement pour leurs débouchés extérieurs, ont moins (ou peu) relancé leur économie. Et quand c’était possible, ils ont préféré miser sur la dépréciation de leur monnaie. L’article ne dit pas si les pays les plus mondialisés, par leur stratégie non coopérative, n’ont pas retardé la reprise économique.
  • Avoir besoin de relancer est une chose, en avoir les moyens est une autre histoire. Quand la crise survient dans un contexte d’endettement public défavorable, les marges de manoeuvre budgétaires sont limitées. C’est ce qui s’est passé en Italie, où l’Etat a regardé la crise quasiment sans bouger.
L’article précise que la relance française et le soutien apporté à nos banques ont été parmi les plus faibles du monde.

DG

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