20 millions de salariés travaillent dans la sous-traitance internationale

Salariés chinois du sous-traitant électronique Foxconn.

Selon la Cnuced, entre 18 et 21 millions de salariés travailleraient à l’étranger pour des entreprises sous-traitantes, franchisées ou sous licence.

80% de ces emplois sont situés dans les pays en voie de développement ou d’europe de l’est.

D’après les estimations, les modes de production sans participation au  capital (SPC) ont  représenté un chiffre d’affaires de plus de 2 000 milliards de dollars en 2010. De ce total, la sous-traitance manufacturière et l’externalisation de services ont représenté de 1 100 à 1 300 milliards de dollars, le franchisage de 330 à 350 milliards de dollars, les concessions de licences de 340 à 360 milliards de dollars et les contrats de gestion environ 100 millions de dollars.

Ces entreprises sont très intensives en main d’oeuvre par rapport aux filiales placées sous le contrôle direct des multinationales qui réalisent un chiffre d’affaires 16 fois supérieur, avec seulement trois fois plus de personnes (68 millions).

Le tableau ci-dessous donne un aperçu des principaux secteurs d’activité qui recourent à ces modes de contrôle à distance de la production.

Le rapport propose un bilan critique de ces opérations:

Certains modes de production SPC, en particulier de la
sous-traitance manufacturière et de la concession de
licences, peuvent avoir pour inconvénient un risque de
dépendance à long terme à l’égard d’une base
technologique étroite et de l’accès à des chaînes
mondiales de valeur régies par des STN pour des
activités à faible valeur ajoutée; la «délocabilité» de
certains modes de production SPC peut également être
préoccupante.

DG

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3 commentaires sur “20 millions de salariés travaillent dans la sous-traitance internationale

  1. L’intérêt de travailler en sous-traitance, n’est-ce pas à terme d’accéder à la copie puis in fine à l’innovation, comme le démontrent plusieurs exemples chinois ?
    N’est-ce pas une illusion de la CNUCED que de croire les dirigeants de ces entreprises sous licence ne vont pas chercher à s’approprier la technologie ?
    J’ai déjà eu l’occasion de lire ce même type de propos condescendant émanant de sociétés de conseils déléguant des dossiers en Inde, tout en expliquant bien que les « locaux » ne sauraient jamais rivaliser avec les employés de la maison-mère. Ils avaient juste oublier de voir que leur fameux « locaux » étaient diplômés des mêmes universités qu’eux (aux USA ou en université délocalisée) et aspiraient à faire autre chose de leur vie que de travailler pour un « étranger » pour un salaire moindre qu’à la maison-mère …
    Aveuglement colonialiste, non ?

  2. Ah, si vous traitez les gens de la Cnuced de colonialistes, ils ne vont pas apprécier. Ils sont plutôt progressistes et héritiers du tiers-mondisme.
    Disons que parmi les limites de la sous-traitance (je n’ai pas indiqué les avantages), ils pointent le risque d’être enfermé dans des spécialisation peu dynamiques. Mais il est vrai que plus les compétences requises sont proches de celles dont disposent les locaux, plus ils imitent aisément,ce qui est l’amorce d’un processus.
    Ce serait intéressant de comparer l’effet d’entrainement sur l’économie locale des différentes formes d’investissements étrangers, avec ou sans transfert de capital.

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