La dette publique française reste supportable

Pour quelles raisons les obligations publiques françaises ont-elles une bonne réputation auprès des marchés?

Peut-être parce que la dette publique de notre pays a augmenté dans une proportion identique à celle de la zone euro (graphique ci-dessus).

Il existe d’autres indicateurs favorables.

Le déficit primaire (hors intérêt) est modéré, la durée moyenne de remboursement (maturité) de la dette française est raisonnable.

Qui plus est, la dette publique nette (dette – actifs possédés par les administrations publiques)  ne représente que  60% du PIB.

C’est un peu plus que l’Allemagne, mais moitié moins  que le taux d’endettement grec.

Et si la qualité de nos institutions politiques étaient un atoût?

Paul Krugman pense que les frasques du gouvernement italien influencent négativement les marchés.

Nous avons un Président qui tire la langue pour faire Président. C’est déjà ça.

Il manque une chose au palmarès français: la croissance économique.

En effet, son taux ne dépasse pas de beaucoup celui des taux d’intérêt (3ième colonne du tableau ci-dessus).

Raison de plus pour éviter qu’un malencontrueux plan d’austérité n’étouffe la reprise.

DG

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2 réflexions au sujet de « La dette publique française reste supportable »

  1. je note que vous aussi vous lisez « the economist », un très bon journal au fait. Je réitère mon argument de mon dernier post. Il est exact que sur le court terme les indicateurs purement comptables ne sont pas si catastrophiques. Mais moi j’ai peur pour l’avenir. En effet, jusqu’à présent nous exportions essentiellement dans l’UE, or avec les plans d’austérité dans cette zone les marchés pour nos produits se raréfient. L’unique solution pour gagner de la croissance et donc des recettes fiscales c’est d’exporter vers les pays émergents. Malheureusement nos entreprises sont mal armées pour cette bataille. De plus même nos grands groupes ont des faiblesses. En effet ces derniers ne tiennent que grâce à leur situation quasi monopolistique qui nuit par ailleurs aux PME. Alors évidemment d’içi 2 à 3ans la France conservera son triple A, mais dans l’état actuel des choses avec nos faibles marges de manœuvre pour lever de nouveaux impôts je vois pas comment la France peut diminuer son déficit public structurelle.

  2. Excellente lecture que The Economist. Je suis plutôt d’accord avec vous. Le court terme est assuré, mais pour le reste, il va falloir se plonger plus franchement dans la mondialisation.

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