Les emplois publics restent la chasse gardée des natifs

Dans les pays industrialisés, être immigré et étranger divise par un peu plus de deux la probabilité d’occuper un emploi public, relativement au reste de la population.

La France est l’un des pays les plus restrictifs dans ce domaine.

Ce résultat, tiré  d’une enquête de l’OCDE, est d’autant plus significatif qu’il concerne les immigrés qui résident depuis plus de dix ans dans le pays d’accueil.

La sous-représentation des non natifs s’explique par l’existence de restrictions légales (interdiction d’embaucher des étrangers pour certains emplois)  et d’exigences en termes de qualification.

Il existe également un effet d’inertie. En effet, les carrières débutent  tôt dans la fonction publique, de sorte que les étrangers qui ont démarré dans le privé y demeureront une fois naturalisés.

Cependant, la naturalisation améliore sensiblement la probabilité d’accéder à l’emploi public.

Au Luxembourg, en France et en Espagne, on peut même parler de prime à la naturalisation, pour celles et ceux qui réussissent dans cette démarche.

La Suède est un cas exceptionnel: étranger ou non, chacun a la même probabilité d’accéder à la fonction publique.

Dans ce pays, l’emploi public est un outil de cohésion sociale et non pas l’un des signes distinctifs de la citoyenneté et du fait d’être né quelque part.

DG

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