Après le Portugal, les Pays-Bas?

Après l’Irlande et la Grèce, c’est au tour du Portugal de demander l’aide financière de l’UE.

Une étude récente du Crédit Agricole avertissait pourtant que les pays européens les plus risqués ne sont pas forcément  au Sud. La Belgique et les Pays-Bas ne sont pas mieux lotis.

C’est étonnant car le déficit primaire des Pays-Bas (hors charge d’intérêt de la dette) n’est pas très élevé et la dette publique représente à peine 66% de son PIB.

Pourtant, l’excédent budgétaire requis pour ramener le ratio dette/PIB à 60% est particulièrement important. Ceci s’explique par un vieillissement démographique rapide (après 2030) et une croissance potentielle médiocre (taux de croissance de la population+gains de productivité=1,3%).

Evidemment, il serait étonnant que les marchés financiers aient un horizon de 50 ans…

Les déficits actuels, constatés au Portugal, en Espagne et même en France,  ont plus de chance d’inquiéter les investisseurs.

On trouve dans cette étude un exercice d’extrapolation  spectaculaire: à politique socio-fiscale inchangée, la dette publique atteindrait 470% du PIB en 2060, contre 350% au Portugal et 390%  en France.

DG

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