Trop d’immigrés non qualifiés en France?

Où que se porte le regard, nulle immigration massive et sous-qualifiée ne submerge la France.

Ailleurs en Europe, ainsi qu’aux Etats-Unis, la  proportion de jeunes immigrés dans la population active a  grimpé en flèche car les employeurs ont recruté massivement cette catégorie de main d’oeuvre.

Rien de tel en France.

Qu’ils aient 60, 40 ou 25 ans, les actifs nés à l’étranger représentent une proportion à peu près stable de la population active (un peu moins de 20% en 2000).

Quelques esprits volontaristes souhaitent que la France sélectionne méticuleusement ses migrants, à l’instar du Canada, de la  Nouvelle-Zélande et de l’ Australie.

Est-il vraiment nécessaire que nous nous inspirions de tels exemples?

Le passé migratoire de ces pays diffère considérablement du notre.

En effet, au Canada et en Australie, la proportion d’immigrés de plus de 65 ans dans la population active est deux fois plus importante qu’en France. C’est la trace des migrations  du début du XXième siècle, qui  furent autrement plus massives que chez nous.

Et pourquoi diantre s’affoler puisque la proportion de jeunes migrants peu qualifiés en France est identique à celle de l’ Australie et du Canada?

DG

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6 commentaires sur “Trop d’immigrés non qualifiés en France?

  1. Bien évidemment à l’approche des périodes électorales, la surenchère recommence sur ce thème de prédilection qui ne cesse de diviser l’opinion nationale.
    Des facteurs et indicateurs socio-économiques pas du tout reluisants dans une ambiance de crise et de recéssion économique; doublé de nombreuses crises à l’international et le cocktail explosif de peur de « l’autre » devient simptomatique alors que les données statistiques montrent bien qu’il faut évoluer dans ses retranchements et conception des évènements.
    Le vieillissement démographique sur lequel s’adosse le faible taux de natalité ne peut objectivement que conduire à un ajustement par la variable « immigration » afin de maintenir constant le taux des actifs, des côtisations diverses, etc…
    Que les politiques prennent leur responsabilité face aux grands sujets de société vis à vis de la communauté nationale et cessent d’avoir la langue de bois.
    Slts

  2. Oui,sur les questions migratoires, on préfère souvent brosser l’électeur dans le sens du poil.

    Pendant ce temps, l’attractivité de la France décline et les tentatives d’attirer les immigrés les plus qualifiés échouent.

    Lorsque le code de la nationalité sera modifié dans un sens restrictif (comme on l’annonce), la France aura touché le fond.

    DG

  3. Le problème est que le Canada et l’Australie sont des pays qui se sont essentiellement formés sur l’immigration, ce qui n’est absolument pas le cas de la France.

    Il faut d’ailleurs également souligner l’importance du regroupement familial des familles immigrées en France qui gonflent artificiellement ces chiffres tout en apportant peu d’intérêt économique.

    Et à mon avis, n’en déplaise à certains, l’immigration est un sujet réellement important qu’il est nécessaire de prendre en considération, surtout lorsqu’on observe la montée du communautarisme dans certaines villes et la sorte de censure du politiquement correct qui empêche de nous exprimer librement à ce sujet.

    Alors non débattre sur l’immigration n’est pas une démarche mussolinienne pour peu que le débat ait du sens et du fond. Il convient donc d’exprimer les réalités pour se rendre compte que l’immigration non maîtrisée telle qu’elle l’est actuellement coûte bien plus qu’elle ne rapporte.

    Plus l’on contrôlera l’immigration, plus la « fuite des cerveaux » nous sera favorable.

    Mon avis est tout à fait discutable mais je pense réellement qu’accueillir 100 000 immigrés par an en France (sans compter les illégaux) n’est pas une solution sur le long terme.

  4. Bonjour,
    C’est un sujet important en effet.
    Le bilan économique des flux migratoires n’est pas un sujet tabou (l’insee produit des estimations me semble-t-il).
    En revanche, il n’est pas certain qu’un contrôle renforcé des flux migratoires se traduise par une inflexion de la fuite des cerveaux. On risque plutôt de les dissuader de se diriger vers notre pays (à vrai dire la « balance des cerveaux » est négative pour les très hautes qualifications), si tant est que les contrôles aient plus d’impact que l’attractivité générale de notre économie..
    J’attire votre attention sur le fait que l’immigration ne détruit pas des emplois et que son arrêt risquerait de relancer les importations et les délocalisations.
    Quant à la démarche mussolinienne, je ne vous la souhaite pas,car son pas était franchement ridicule
    DG

    1. Juste une chose, aujourd’hui le marché de l’emploi est saturé pour les non-qualifiés. En revanche vous avez raison, certaines entreprises manquent cruellement de main d’oeuvre notamment en ce qui concerne les travaux manuels. Mais si on avait pas cessez au cours des dernières décennies de dénigrer le travail manuel on en serait pas à importer de la main d’oeuvre. Concernant les chiffres publiés par l’OCDE, deux choses: premièrement la population active française souffre d’un manque de qualification en générale, il est donc logique que cette part d’immigrés ne soit pas aussi importante que l’on puisse l’imaginer. D’autre part l’inspection du travail en France est beaucoup moins laxiste que la Grande Bretagne ou l’Espagne en ce qui concerne le travail des étrangers. Vous n’avez pas par exemple chez nos agriculteurs ces milliers de travailleurs saisonniers roumains comme en Espagne. Effectivement moi j’ai jamais compris pourquoi les visas de travail étaient aussi compliqués à avoir pour les travailleurs étrangers alors même qu’on accueille sans problème des gens pour qui la recherche d’un emploi n’est pas la priorité.

  5. C’est l’économiste Galbraith, me semble-t-il, qui s’étonnait de ce que les travaux les plus pénibles sont aussi les plus mal payés, tandis que les plus agréables offrent les meilleures rémunérations. Comme quoi, tout est affaire de considération sociale.
    La proportion d’immigrés non qualifiés dans la population active peu qualifiée, diminue légèrement en France. On aimerait savoir la part qui revient aux restrictions à l’entrée dans le pays,et celle qui revient à la croissance de l’emploi peu qualifiés (surtout depuis les années 90).
    Votre idée selon laquelle la France aurait un problème global de qualification, rendant moins nécessaire qu’ailleurs l’apport de main d’oeuvre immigrée est intéressante. Cependant, le niveau de qualification progressant de générations en générations, on devrait observer une plus forte présence des immigrés les plus jeunes.
    Soit dit en passant, le problème de l’économie française réside dans sa difficulté à créer des emplois, plutôt que dans un excès de population active.

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