Les Etats-Unis redécouvrent le chômage

Un article de Foreign Policy, publié en français par Slate, explique la persistance d’un haut niveau de chômage aux Etats-Unis par… l’improductivité des demandeurs d’emplois.

Lorsque l’économie était prospère, les entreprises n’étaient pas trop regardantes et s’accommodaient des salariés les moins profitables.

Désormais, changement de décor: les improductifs sont écartés de l’emploi et leur inaptitude entraîne un chômage durable, à moins qu’ils ne consentent à des efforts de formation.

L’auteur balaie d’un revers de main l’hypothèse keynésienne du chômage conjoncturel, arguant du fait que le salaire horaire américain augmente de 0,46 euros.

Les surnuméraires apprécieront.

Paul Krugman, quant à lui,  s’inquiète de l’affaissement du taux d’emploi des 25-54 ans aux Etats-Unis, qu’il compare à la meilleure performance des « mangeurs de fromage » français. C’est dire si la situation est grave.

Au passage, notons une curiosité: le taux d’emploi des 25-54 ans diminue peu fréquemment en France. Soit il est stable (1979-1999), soit il augmente. Tout semble se passer comme si ce public était relativement protégé du chômage, à l’inverse de ce que l’on observe aux Etats-Unis.

DG

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