Joyeux et optimal Noël

Tout le monde a reçu ou offert un cadeau de Noël qui a fait chou blanc.

Selon les petits économistes précis, recevoir un présent qui ne colle avec ses préférences constitue une perte en bien-être. Il peuvent même calculer le montant de ce désagrément.  Imaginons que l’on vous offre un CD de Lady Gaga d’une valeur de 20 euros mais que vous  ne l’auriez pas acheté vous même plus de 15 euros. Dans cas,  votre satisfaction diminue de 5 euros.

D’après une étude américaine, 16% de la valeur des cadeaux échangés à Noël seraient ainsi gaspillés (Waldfogel, 1993).

Est-ce une raison suffisante pour abolir Noël?

Non, bien sur. En tout cas, pas au yeux des économistes.

Tout d’abord, les agents prennent les devants. Lorsqu’il est difficile de deviner les goûts d’une personne distante par l’âge ou le lien de parenté, les donateurs  préfèrent lui offrir de l’argent (par exemple à leurs petits-enfants, nièces ou neveux).

Quant au vénérable  « The Economist , il souligne les bienfaits spécifiques du don.

D’une part, lorsque le receveur n’a qu’une connaissance imparfaite de ses préférences, il est positif qu’un tiers ouvre son champ culturel des possibles.

D’autre part, pour la grande majorité  des personnes (bien élevées ou pas), c’est l’intention qui compte.  De ce fait, la valeur du don excède son prix, comme si l’objet de l’échange était en réalité immatériel.

Moralité: les échecs du don sont vraisemblablement moins coûteux  que ceux du marché.

DG

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