Hétérogénéité des firmes et fiscalité

 

Qu’on se le dise, les modèles « avancés » de l’échange international ne donnent pas dans la « sensiblerie sociale ».

Au point de départ, il y a l’hypothèse, plutôt réaliste, que les firmes sont hétérogènes et que seules les plus efficaces exportent.

A partir de là, les inégalités sont le prix à payer pour récolter les dividendes de la mondialisation puisque l’efficacité économique procède d’une sélection des meilleures unités productives et des meilleurs salariés.

Le concept de justice sociale faisant pschitt, on peut lire dans le remarquable  papier du jeune économiste  Oleg Itskhoki cet avertissement: « Societies might have to accept growing income inequality as a necessary outcome in order to capture the welfare gain for trade. »

L’auteur démontre que la fiscalité optimale en économie ouverte est régressive  (gagner plus pour payer moins d’impôt).  On dirait du Friedrich Hayek , ou juste du Jean-François Copé.

Toutefois, l’histoire ne s’arrête pas là.

L’auteur de ce papier montre qu’il est possible de maintenir une fiscalité progressive, à condition que l’Etat aide les firmes à surmonter les obstacles à l’exportation, sous la forme d’une subvention qui couvre une partie des coûts fixes liés à l’internationalisation.

Qui a osé prétendre que l’économie était la science lugubre?

DG

 

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