Les retombées incertaines de la diplomatie commerciale

Nous avons l’habitude de voir les Chefs d’Etat finaliser des contrats commerciaux à l’occasion de leurs voyages internationaux.  Les retombées espérées sur les échanges sont directes (commandes de biens d’équipement,  projets d’investissement) mais aussi indirectes (nouer des contacts prometteurs).

Une étude de Keith Head et John Ries (2009) relativise tout cela puisque, contrairement à d’autres travaux, ils montrent qu’entre 1993 et 2205, les « missions commerciales » organisées par le Canada n’ont pas eu d’impact significatif sur ses échanges bilatéraux.  

Explication des auteurs: la diplomatie commerciale du Canada aurait privilégié les pays  avec lesquels il commercait le plus. J’ajouterais que, peut-être, les officiels canadiens ont conforté les entreprises déja présentes sur les marchés internationaux, sans chercher à ouvrir le « club select » des firmes exportatrices. Dans les deux cas, on assiste à un « effet d’aubaîne » plus qu’à une création d’échanges.

Ce résultat ne contredit pas les conclusions de l’étude de Volcker Nitsch (2005) qui met à jour un affaiblissement très significatif des retombées commerciales des visites officielles depuis 1990, pour l’Allemagne, les Etats-Unis et la France.

 DG

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