L’enlèvement d’Adam Smith par une bohémienne

A l’âge de quatre ans, Adam Smith fut victime d’un bref enlèvement. Walter Scott mentionne la mésaventure  dans  l’un de ses  livres à succès (« Guy Mannering« ).

On attribue le forfait à une bohémienne (« gypsie »).

Les biographes ont tiré de cet évènement des commentaires grinçants, chacun essayant de comprendre pourquoi la dite bohémienne ne mit pas longtemps à se séparer de l’enfant.

En 1797, Ralph Griffiths parie que « le philosophe qui actuellement éclaire l’Europe aurait pu finir dans la peau du vagabond le moins téméraire et malin de son gang ».

John Rae (1895) s’amuse du piètre gitan qu’aurait pu devenir Adam Smith, tant  l’enfant était malingre et  tant l’adulte  amusait  par son étourderie.

En gros, Adam Smith ne servait à rien.

En termes plus techniques, Helen Smith Bevington (1991) nous explique que le coût d’opportunité d’un tel rapt était trop élevé pour son auteur.

Certains se demandent si le fondateur de l’économie politique ne tira pas de la mésaventure son goût pour la liberté.

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