Les coûts d’échange dans la crise


Sous l’effet de la crise, le commerce international a reculé non seulement plus rapidement qu’entre1929 et 1930 (-50% en valeur nominale) mais également au delà de ce que la chute du PIB mondial aurait du exiger.

C’est ce que montrent trois économistes du NBER qui  s’intéressent à la notion de coût d’échange, soit l’ensemble des obstacles (barrières commerciales, coûts de transport, d’assurance, financiers…) qui éloignent les économies les unes des autres.

D’après leur travail, à partir de la fin 2008, ces coûts ont augmenté de 11% à l’échelle mondiale, annulant ainsi 5 ans de diminution.

Il ne faut pas y voir la manifestation d’une fièvre protectionniste (qui n’a jamais eu lieu) mais la conséquence de la crise du crédit ainsi que de la montée du « commerce vertical » (biens intermédiaires et semi-finis) occasionné par les délocalisations. Ces deux phénomènes ont affecté directement le financement des opérations commerciales et accru la volatilité des échanges.

Les auteurs incriminent également certaines modalités protectionnistes des plans de relance gouvernementaux.

En toute logique, ils s’attendaient à un important rebond du commerce mondial lors de la reprise. C’est bien ce qui est arrivé.

DG

D. S. Jacks, C. M. Meissner et D. Novy, « The role of trade costs in the great trade collapse of 2008-2009« , Voxeu, 27/11/2009.

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