Distance culturelle, migration et commerce international

Les migrants peuvent jouer un rôle d’intermédiaire économique entre deux pays et stimuler les échanges commerciaux.

En effet, ils disposent d’informations et de réseaux qui réduisent les coûts de transaction avec leur pays d’origine et leur présence se traduit par  l’importation des produits qui leur permettent de prolonger leur mode de vie.

Le papier de Yener Kandogan apporte une contribution intéressante à ce phénomène en évaluant l’intensité de « l’effet commerce » selon la distance culturelle entre pays, le type de produit échangé et le statut des immigrés.

On apprend que l’immigration est un bon moyen de rapprocher les économies à condition que les pays concernés soient distants au plan culturel  (en termes de religion ou de langue).

L’auteur montre que l’immigration de main d’oeuvre  stimule relativement plus les échange que les flux de réfugiés  ou l’immigration familiale. Il  attribue un rôle positif à l’obtention d’un titre de séjour de longue durée. En effet, moins le statut des immigrés est précaire, plus ont la possibilité de partager leurs informations et leur capital social avec les natifs.

L’étude indique que « l’effet commerce » est marginalement décroissant, en particulier du fait de la perte de contact progressive entre les immigrés et leur pays d’origine.

DG

Yener Kandogan, « Is immigration necessary and sufficient? The Swiss case on the role of immigrants on international trade« , University of Michigan,

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