Les 35 heures sont sans effet sur la compétitivité française

Pour doper la croissance, faut-il forcément sacrifier les salaires et modifier notre rapport au temps de travail? Non point, nous disent les économistes Christophe Blot et Marion Cochard.

Ils montrent que la croissance de l’Allemagne, fondée  sur l’exportation et la réduction aggressive des coûts salariaux, a été inférieure à la performance française (1,6% vs 2,2% entre 1999 et 2008). C’est pourquoi les auteurs qualifient le « succès » de la stratégie allemande de « victoire à la Pyrrhus ». Taquins va.

Pour aggraver leur cas, C. Blot et M. Cochard défendent l’idée que les 35 heures n’ont pas fait déraper les coûts salariaux unitaires en raison du regain de productivité et de la modération salariale qui les accompagnèrent. Ils font remarquer que la compétitivité-prix des entreprises industrielles françaises ne « décroche » qu’à partir de 2003.

Les auteurs soulignent les risques d’une  « course à la baisse des salaires » à l’intérieur du continent européen (anémie de la consommation des ménages, gains de part de marché obtenus au détriment des pays partenaires). Il leur semble plus pertinent de mettre l’accent sur une stratégie coordonnée d’encouragement à l’innovation.

D. G

Christophe Blot, Marion Cochard, « Compétitivité des pays de la zone euro. Le coût de la compétitivité à tout prix« ‘. Lettre de l’OFCE, n°322, 06/07/2010.

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