Mondialisation et droit social (suite)

En réponse à un commentaire de Thomas (voir post du 15/12) voici une citation extraite de l’article d’Alain Supiot qui explicite sa proposition en matière d’immigration:

« L’idée de citoyenneté sociale internationale conduirait en second lieu à admettre l’exportabilité des prestations sociales.

On sait qu’au plan communautaire le travailleur salarié d’un Etat membre a droit, pour les membres de sa famille qui résident sur le territoire d’un autre Etat membre, aux prestations familiales prévues par la législation du premier Etat comme s’ils résidaient sur le territoire de celui-ci (Règlement CE 1407/71, article 73).

L’extension de cette règle aux ressortissants extracommunautaires apparaît comme une solution de bon sens dès lors qu’on saisit le phénomène migratoire dans sa globalité.

 Au lieu d’inciter le travailleur immigré à faire venir sa famille en Europe, car c’est évidemment à cela qu’aboutit la condition de résidence, avec tous les problèmes de logement et d’éducation que pose cette migration familiale, on lui rendrait ainsi la liberté de la maintenir dans son pays d’origine avec un bénéfice infiniment plus grand compte tenu des différences de coût de la vie.

 Au lieu d’alimenter un flux migratoire Sud Nord, on améliorerait le flux financier Nord/Sud crée par le migrant » . « Justice sociale et libéralisation du commerce international », Droit social, février 2009.

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