Délocalisations et volatilité du commerce

L’effondrement du commerce international consécutif à la crise (-15%) a été trois fois plus brutal qu’en 1929 (B. Eichengreen et K. O’ Rourke, 2009). Kei Mu Yi (2008) et K. Tanaka (2009) expliquent cette surréaction des échanges par la démultiplication des flux de biens intermédiaires occasionnés par la fragmentation des processus productifs. P. R. Bergin, R. Feenstra et H. Gordon ont vérifié ce phénomène dans le cas des usines d’assemblage mexicaines (« maquiladoras ») qui regroupent près d’un quart de l’emploi industriel total de ce pays. Leur étude porte sur quatre secteurs (transport, vêtement, matériel électrique et ordinateurs) et indique une volatilité de la production deux fois supérieure à celle des entreprises américaines. Cette instabilité met en évidence un coût spécifique des délocalisations peu étudié à ce jour et dont le Sud pourrait être amené à tenir compte dans l’avenir.

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