La crise ne rend pas les riches plus riches et les pauvres plus pauvres, sauf en France

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Une note de l’OCDE (juin 2014), qui couvre la période 2007 2011, compare l’évolution du revenu disponible des 10% les plus pauvres à celle des 10% les plus riches.

Les 33 pays se répartissent en 4 catégories:

-15 pays dans lesquels les plus riches et les plus pauvres ont trinqué de concert. Il s’agit des pays que la récession a affectés le plus durement (Grèce, Irlande, Espagne).

-9 "rescapés" de la crise, dans lesquels riches et pauvres ont progressé simultanément, dont la Pologne, le Chili et l’Autriche.

-5 pays dans lesquels les plus pauvres ont amélioré leur sort, tandis que les plus riches buvaient plus ou moins la tasse. Le plus exemplaire est la Belgique.

-4 pays dans lesquels les riches se sont enrichis tandis que les plus pauvres s’appauvrissaient. Curieusement, c’est en France que le phénomène anti-redistributif a été le plus net. En effet, le revenu après impôt des plus riches a progressé de 2% par an (ce qui est mieux qu’aux Etats-Unis), tandis que celui des plus modestes perdait annuellement 1,5%. Cette évolution jette une lumière éclatante sur les dispositions fiscales de l’ère Sarkozy, dont on mesure pleinement la réussite .