Aux Etats-Unis, cela fait belle lurette que les salariés non qualifiés ne constituent plus la majorité de la population. Cela ne les empêche pourtant point d’oeuvrer à l’enrichissement de tous les autres, et particulièrement des plus qualifiés (ou supposés comme tels), qui, déchargés des tâches les plus éloignées de leur vocation intellectuelle, ont l’occasion de faire briller de mille feux tous leurs talents. En retour, une " juste" division du travail voudrait que les rémunérations des moins qualifiés profitent un peu des richesses crées par la crème du salariat. Or ce n’est point le cas, puisqu’en 2010, un salarié américain non qualifié retirait de son travail une rémunération moyenne équivalente au revenu moyen d’un américain de 1960. Renvoyés 50 ans en arrière par rapport au lot commun, ces travailleurs se retrouvent dans une situation relative assez proche de celle que connurent leurs homologues à la fin des années 1920.
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L’Europe du Sud a rééquilibré sa balance courante
Au terme d’une compression des salaires et de la dépense intérieure, les pays du sud de la zone euro ont retrouvé l’équilibre de leur balance courante, qui n’avait cessé de se dégrader entre 2002 et 2008.
L’effort d’ajustement s’était renforcé depuis 2011. Partie de moins bas, l’Italie s’est ajustée en un an.
C’est en Espagne que le rééquilibrage a débuté le plus tôt. Aux dernières nouvelles, il se poursuit. Le PIB de ce pays continue de se contracter et le chômage a atteint 27,16% en avril dernier.
Encore un effort et Madrid pourra clamer "viva la muerte".
Exportations allemandes: cap à l’Est
Misère des bas salaires, bas salaires de misère
Les bas salaires français sont-ils enviables, du point de vue du reste du monde industrialisé?
La réponse est très mitigée.
Il est remarquable de constater à quel point le manque de croissance et la précarité du travail ont laminé les bas salaires français, et combien l’herbe serait plus verte en Australie, en Belgique ou en Europe du nord.
Par exemple, à l’instar de l’Espagne, la France offre aux 10% de ses salariés les moins payés une rémunération brute moyenne inférieure de 21 points à celle des 10% les plus modestes des salariés américains (Economic Policy Institute 2012).
Bien que les bas salaires français décrochent moins fortement du salaire médian (64% de ce dernier chez nous, contre 47% aux Etats-Unis), cela ne suffit point à compenser l’écart global de revenu et de dynamisme économique, qui sépare nos deux économies.
4955 dollars
Le Sud commerce d’abord avec le Sud
Soucieux de préserver leurs emplois, les pays industrialisés focalisent leur attention sur les échanges Nord-Sud.
Il est vrai que depuis 1980, la part des flux de marchandises Nord-Sud dans le commerce mondial a augmenté d’un tiers, pour atteindre 20%. Mais le véritable changement n’est pas là. Il réside plutôt dans l’envolée du commerce Sud-Sud, qui talonne désormais les échanges Nord-Nord, aux environs de 30% des échanges globaux.
En moins de 10 ans, la part des échanges qui s’effectuent entre pays en voie de développement et émergents a doublé, de sorte que ces derniers commercent plus intensément entre-eux qu’avec le Nord.
Source: Rapport sur le développement humain 2013 (Pnud).
Le grand rééquilibrage de l’économie mondiale
Source: Rapport sur le développement humain 2013 (PNUD)
Le détricotage des classes moyennes
La paupérisation d’une partie des classes moyennes n’est pas une légende. Le niveau de vie d’un nombre non négligeable d’individus est en train de décrocher de la moyenne. En 2010, le niveau de vie moyen dépassait le niveau de vie médian, celui qui partage la population en deux moitiés, d’un peu plus de 17%, contre environ 13,5% en 1996. Le graphe ci-dessus, tiré du Rapport économique, social et financier 2013, montre que près de la moitié du mouvement de moyennisation du niveau de vie, observé en France entre 1970 et 1996, a été effacée. Notons que contrairement aux deux chocs pétroliers des années soixante-dix, la crise actuelle a fait rebondir la dispersion des revenus.
Le chômage et son halo en Europe
Quand on veut maquiller la réalité du chômage en France, il est de bon ton d’insinuer qu’une part significative des demandeurs d’emplois bâillent aux corneilles, travaillent au noir ou répugnent aux petits boulots, plutôt que de remonter leur réveil, de se reconvertir et d’occuper les emplois vacants.
Raisonner ainsi, c’est faire comme si les statisticiens ne distinguaient pas le noyau dur du chômage de son halo, aux frontières de l’emploi et de l’inactivité.
Or il suffit de consulter Eurostat pour constater qu’il existe peu de personnes en âge de travailler qui, en France, se tiennent délibérément en dehors de la recherche d’emploi, qu’il s’agisse, par exemple, de chômeurs découragés ou de "faux" inactifs travaillant au noir (indiqués en vert dans le graphique ci-dessous), contrairement à l’Italie, à l’Estonie, à l’Autriche ou aux Pays-Bas, qui parviennent ainsi à sortir beaucoup de monde de leurs statistiques officielles (en bleu).
Par contre, en France, nombre de salariés acceptent d’occuper un emploi à temps partiel, dans l’attente d’un meilleur poste (en rouge). Avec de bons yeux, on vérifiera que peu de pays font mieux.
Le graphique ci-dessus est tiré d’un post du Real World Economics Review Blog. Il permet d’évaluer la proportion des 15-64 ans qui éprouvent une difficulté sur le marché du travail, qu’il s’agisse des chômeurs officiels, de ceux qui sont en stage, en arrêt maladie ou en congé parental, des chômeurs découragés en attente de meilleurs jours ou durablement éloignés du travail, ou encore de ceux qui subissent un temps partiel.
En comptabilisant toutes ces personnes, on obtient un taux de chômage élargi, dit U-6, selon la terminologie américaine (BLS-ILO-Eurostat). Dans certains pays, comme l’Autriche ou les Pays-Bas ce taux est deux fois plus élevé que le taux officiel (U-3), ce qui relativise leur performance apparente.
Parmi les pays de l’Union Européenne, la France occupe une position intermédiaire.
Si la situation globale de l’emploi est plus dégradée qu’en Allemagne ou en Belgique, elle l’est moins qu’en Angleterre, en Finlande, en Suède et en Italie.
Palmarès 2011 des exportateurs mondiaux de marchandises
Chaque année, l’OMC classe les pays selon leurs performances à l’exportations (en milliards de dollars).
Le classement 2011 (OMC 2012) place la Chine, les Etats-Unis et l’Allemagne en tête de liste. Comparons le à celui de 2007, histoire de voir si la crise économique et financière internationale a rebattu les cartes.
Voici quelques uns des pays qui ont le plus rétrogradé, en termes de position et de part de marché:
- la Finlande: – 12 places (-0,2 point de part de marché)
- la Suède et l’Autriche : -6 places (-0,2 point)
- l’Allemagne: – 2 places (-1,4 points)
- la France: -1 place (-0,7 point)
- le Canada et le Royaume-Uni : – 3 places (-0,5 point)
- le Chili: -6 places (-0,1 point)
Sans surprise, les pays qui ont le plus progressé sont des émergents et des exportateurs d’hydrocarbures:
- Chine: + 1place (+1,7 points…soit l’équivalent de la part de marché de l’Inde)
- le Qatar, qui se hisse à la 36ième place en 2011, et le Vietnam, à la 40ième place, au même niveau que l’Afrique du Sud.
- l’Australie: +6 places (+0,5 point)
- l’Inde: +7 places (+0,7 point)
- la Corée: +4 places (+0,3 point)
- l’Indonésie: +6 places (+0,3 point)
- le Nigéria: +6 places (+0,1 point)
- la Russie: +3 places (+0,4 point).
Quelques surprises:
- l’Espagne, en dépit de la crise, se maintient au 17ième rang des exportateurs mondiaux. Cependant, l’Espagne recule de la 12ième à la 14ième place dans le classement des pays importateurs.
- l’Iran talonne la Turquie, tandis que l’Iraq dépasse le Chili.
- l’Inde (19ième) dépasse le Brésil (22ième).
La France, avec 596 milliards de dollars d’exportations se situe à la 6ième place, derrière les Pays-Bas et talonnée par la Corée du Sud. Elle ne concède qu’une place, mais abandonne 0,7 point de part de marché mondiale. En revanche, notre pays devient le 5ième importateur mondial (6ième en 2007), principalement en raison de la chute du Royaume-Uni qui, frappé durement par la crise, rétrograde de la quatrième à la sixième place.
En France, l’Etat devrait consulter
La République française se passe volontiers de l’engagement civique de ses habitants.
L’étude Mesurer le bien-être (OCDE 12 octobre 2011) met en évidence la faible appétence des pouvoirs publics pour tout ce qui pourrait permettre de consulter le citoyen avant le vote d’une loi ou l’instauration d’un règlement.
Alors que les réunions publiques et autres commissions consultatives foisonnent en Australie, au Canada, en Suède ou en Grande-Bretagne, l’indicateur synthétique de consultation est particulièrement bas en France. Seuls le Chili, Israël et l’Estonie faisaient moins bien que nous en 2008.
Entre 2005 et 2009, 15 pays ont amélioré leurs procédures démocratiques.
En France, rien de tel. Où nous étions, nous restons.
Le rapport de l’OCDE souligne également les carences de notre pays en termes de participation électorale: En France, la participation électorale est de 91% pour les 20% les plus aisés, contre 80% pour les 20% les plus modestes. Cette différence de 11%, plus élevée que l’écart moyen au sein de l’OCDE de 7%, indique qu’une plus forte cohésion sociale pourrait être bâtie autour des institutions démocratiques.
La France qui tombe?
Pour certains, le modèle français explose, pour d’autres, il tombe. On vend beaucoup de papier avec ça. Les statistiques de la CNUCED brossent un tableau moins impressionniste. Notre pays ne s’effondre pas, mais il ne se démarque plus des autres pays développés, en termes de PIB par habitant. Il est permis de le déplorer, surtout si l’on se compare aux Etats-Unis, qui continuent de caracoler en tête du palmarès. Mais rien n’interdit de s’en réjouir. Après tout, une telle normalisation devrait inciter la France à plus de modestie et à abandonner sa nostalgie de grande puissance militaro-diplomatique. Quant aux acharnés des réformes, qui diffusent à tout va le spectre du déclin, on les imagine, au fond, bien contents, car la perte de notre exception économique sert leur cause à merveille. Sans être un patriotard à petit front, on est tout de même en droit de regretter que la moyennisation de notre pays ait lieu maintenant. Rejoindre le lot commun quand tout prend l’eau n’est pas confortable. A ce propos, et contrairement à une idée reçue, on observe que la crise a eu le même impact en France que parmi les pays développés.
PIB, temps de travail et productivité dans les pays de l’OCDE
Comment expliquer les écarts internationaux de PIB par habitant?
Par le différentiel de qualité du travail ou par l’écart du volume de travail?
Grâce à l’abrégé 2012 des indicateurs de productivité de l’OCDE, nous pouvons, avec prudence, émettre quelques hypothèses.
Le graphique ci-dessus livre trois principaux résultats:
- Le PIB/habitant de chaque pays de l’OCDE, relativement à l’ensemble de la zone, est le reflet des écarts relatifs de productivité: dis moi quel est ton rendement horaire relatif et je te dirai si tu es riche ou pauvre. En dehors de l’Islande, aucun pays déficitaire en productivité ne fait partie du club des pays relativement riches.
- Travailler plus ne bouleverse pas la hiérarchie économique. Les pays les plus laborieux (Luxembourg, Suisse, Islande, Corée du Sud, Mexique) obtiennent des résultats contrastés en termes de revenu. Quant aux Etats-Unis, ils tirent la totalité de leur richesse relative, non pas d’un surplus horaire, mais de leur avance productive.
- Dans les 2/3 des pays, la durée de travail relative évolue inversement à la productivité horaire, soit que les gains d’efficacité s’accompagnent de moindres horaires (cas typique: la France), soit que les pays compensent partiellement leur manque de productivité par un supplément de travail (Islande, Corée du Sud, Mexique). Il existe des exceptions, tels le Luxembourg, la Suisse et l’Autriche, qui conjuguent forte productivité et important volume horaire.
Examinons plus précisément le cas de la France.
Le pays de Montaigne affiche une richesse par habitant merveilleusement moyenne…tout en travaillant moins.
Pour les amis du droit de vivre, cela signifie que notre pays a l’art de compenser les congés payés et les 35 heures par une forte productivité. Les scrupuleux du devoir de travailler rétorquent qu’avec un volume horaire dans les standards de ceux l’OCDE, notre pays disposerait d’un PIB par habitant supérieur à celui de l’Allemagne. Comme la relation mathématique entre PIB, temps de travail et productivité ne vaut pas causalité, chacun voit midi à sa porte. Mais d’autres feront remarquer qu’une partie du déficit français en termes d’heures de travail s’explique moins par les comportements que par le manque de croissance.
Le graphique du jour
Au détour d’une étude sur les travailleurs transfrontaliers (UTC 2012), on découvre le graphique ci-dessus, qui donne à voir la baisse tendancielle de la part des salaires dans la valeur ajoutée des "pays avancés".
Le cas allemand est intéressant.
Il apparaît que la chute des salaires par rapport à la richesse nationale, entre 2002 et 2007, a permis à l’économie allemande de renouer avec la situation qui prévalait avant la réunification, lorsque la part des salaires était inférieure à la moyenne des pays industrialisés.
La France n’est pas représentée dans le graphique, mais on devine que le retour de balancier allemand, auquel s’ajoute l’entrée fracassante de la Chine parmi le club des grandes puissances commerciales, n’a pas été neutre pour notre "compétitivité".
Le graphique du jour
Les Européens doivent-ils vieillir en travaillant?
Vivre de plus en plus longtemps et dans de meilleures conditions exige-t-il de repousser l’âge du départ en retraite?
Bien sur que oui, clament les scrupuleux du budget et les doloristes du travail.
Pourtant, si l’on croise l’espérance de vie en bonne santé (Données sociales Eurostat) et l’âge de départ moyen à la retraite (pour les hommes), on se rend compte que les européens n’aspirent pas à vieillir sur leur lieu de travail.
Le graphique ci-dessus montre qu’en 2008, l’âge moyen du départ en retraite augmente de 4 ans entre la Slovaquie et le Royaume-Uni (pour 12 années de vie gagnées) , puis régresse en Espagne, Irlande, Grèce, Italie et Suède.
Pour s’extraire du travail avant 61 ans, il faut que la brièveté qualitative de la vie vous y force (Slovaquie) ou que les progrès de la santé vous y incitent (Italie).
La France taquine la tendance commune, comme en témoigne la précocité du départ en retraite (59,4 ans), comparativement à la Tchéquie, pays où l’espérance de vie en bonne santé est identique à la notre.
L’Allemagne, à laquelle une propagande mal avisée a tenté de nous comparer, affiche une espérance de vie particulièrement faible, compte tenu de son niveau de développement. Si nous devions suivre ce "modèle", en termes de rapport espérance de vie/âge de départ en retraite, il nous faudrait travailler jusqu’à plus de 70 ans…
En repoussant de deux ans l’âge de départ en retraite, dans les circonstances que l’on sait, la France s’aligne sur le "lot commun".
Espérons que ce travail supplémentaire ne dégradera pas la santé des Français.
A l’avenir, il serait judicieux d’attendre que l’espérance de vie progresse et se rapproche de celle de l’Europe du Sud ou du Nord, avant d’imaginer un relèvement supplémentaire de l’âge de départ en retraite.
Etats-Unis: une société en carafe
Prenons un histogramme de distribution des revenus entre ménages américains, faisons lui faire une rotation et voyons ce qui se passe.
Pour aider la lecture, précisons que l’axe vertical dispose les ménages des plus pauvres vers les plus riches, par tranches additionnelles de 5000 dollars et que l’axe horizontal nous informe sur la part que chaque catégorie de ménages occupe dans la population totale.
Avec sa base renflée et sa cime évasée, l’histogramme n’est ni une pyramide (pas assez de pauvres à la base, trop de riches au sommet), ni un sablier (44% des ménages se situent entre 50 et 150% du revenu médian), ni même une toupie (trop de pauvres et de riches), mais plutôt une carafe, au contenu de votre choix.
La classe des très fortunés est de plus en plus fournie.
Aujourd’hui, les ménages qui gagnent 4 fois plus que le revenu médian (50 000 dollars) sont aussi nombreux que ceux placés sur la médiane.
Il est probable que ce phénomène grippe encore plus les mécanismes de redistribution du revenu puisque, à l’influence politique que procurent aux plus fortunés leurs revenus s’ajoute celle qu’ils retirent de leur poids numérique.
La féminisation des parlements fait son chemin
A travers le monde, la période récente a été bénéfique aux femmes qui souhaitent mener une carrière politique nationale.
Les graphiques ci-dessous (réalisés sur le site du PNUD) mettent en parallèle le taux d’activité des femmes (relativement à celui des hommes) et leur participation au monde politique (sur l’axe vertical, 1=parité), en 2000 et en 2009. On constate un lien assez fort entre les deux variables: autonomie matérielle et accès aux carrières politiques nationales vont de concert.
En 2000, seul un bouquet de pays nordiques (Suède, Danemark, Finlande, Norvège, Islande, Pays-Bas) comptaient plus d’un quart de femmes parlementaires.
En 2009, tous les continents sont représentés dans la partie haute du graphique: Afrique (Bostwana, Rwanda, Angola, Afrique du Sud), Asie (Népal-en vert au dessus de l’Allemagne), Amérique Latine (Cuba, Costa Rica, Argentine), Europe du nord….et du sud (Espagne).
Cependant, le Monde est encore loin de la parité, qui n’existe qu’au Rwanda.
Les progrès touchent aussi bien des pays à forte activité féminine (la Chine-large cercle jaune à proximité de la France- en est un bon exemple) que des pays à taux d’activité féminin marginal (Iraq, Pakistan, Afghanistan).
La France a réalisé quelques progrès ("parité" oblige), mais en 2009, nous faisons à peine mieux que l’Indonésie ou le Soudan.
Signalons le surplace de l’Egypte et du Brésil.
L’ascenseur social mondial est-il en panne?
Il est dit, quelque part, que les premiers seront les derniers et que les derniers seront les premiers.
Pour vérifier si le Monde respecte ce rude principe, observons le graphique ci-dessous, où chaque pays est positionné au croisement de sa richesse par habitant en 1960 et en 2008, relativement à celle des Etats-Unis (détails de construction ici).
La majorité des nations se rangent sagement sur la diagonale, ce qui témoigne d’une forte inertie de la hiérarchie des revenus, en dépit du dynamisme économique.
Cela signifie que nul pays riche n’était (très) pauvre en 1960, ou ne l’est devenu depuis.
En milieu de tableau, on observe que le Brésil n’est pas beaucoup moins distant des Etats-Unis qu’en 1960.
Certes, les mouvements existent, mais ils sont contradictoires.
En effet, on compte autant de trajectoires de promotion (Corée du Sud, Taïwan) que de démotion (Argentine, Burundi, Niger), de sorte que la" société des nations" pourrait prendre la forme d’un sablier, avec beaucoup de pays à revenu moyen qui sont aspirés vers les haut, tandis que d’autres plongent.
Le cas grec est intéressant.
En 1960, la Grèce était dans la position relative de la Chine actuelle. Depuis, elle a rejoint le club des nations à revenu élevé.
Voilà une performance que ne bouderait pas l’Empire du Milieu.





















