Les tensions commerciales entre l’Europe et le reste du monde naissent souvent de l’exigence de réciprocité en matière d’accès aux marchés publics.
France en tête, beaucoup de pays se plaignent que la Chine, les Etats-Unis ou le Japon profitent des marchés européens sans ouvrir suffisamment les leurs.
Une étude du Groupe d’économie mondiale de Sciences Po conteste le bien fondé de la position européenne et met en évidence une remarquable préférence nationale et communautaire en matière d’achats publics.
Voici tout d’abord quelques chiffres bruts pour l’année 2005,
- Dans les pays de l"Union européenne, le taux d’importations s’élève à 9,3% en moyenne simple et 7% en moyenne pondérée des 21 pays considérés.
- La Chine attribue 6,1% de ses marchés publics à des producteurs étrangers. Le Japon et les Etats-Unis, respectivement 4,7 et 4,6%.
Faut-il en conclure que l’Union Européenne ouvre plus généreusement ses marchés publics que la Chine ou le Japon?
Patrick Messerlin et Sébastien Mirandot ne le pensent pas.
Ils attirent notre attention sur le fait que les taux d’importations que l’UE oppose à la Chine ou au Japon incluent 60% à 66% d’importations intra-européennes. L’Europe ne réserve que 3,1% de ses marchés publics aux extra-européens, ce qui est deux fois moins que le taux d’importations chinois (6,1%). Il existe bel et bien une préférence communautaire en matière de marchés publics qui réfute le mythe de " l’Europe passoire’.
Confirmons l’existence de ce protectionnisme grâce aux deux graphes ci-dessous.
Dans le premier, on constate que le taux global d’importations diminue avec la taille économique des pays.
Rien de plus normal. En effet, un vaste pays dispose généralement de ressources suffisamment nombreuses et diversifiées pour produire tout seul ici une rame de métro, ici de nouvelles digues.
Observons maintenant ce qui se passe avec les seules importations extra-européennes.
La pente de la courbe est beaucoup moins prononcée que la précédente. Les petits pays, qui importent beaucoup, freinent les importations extra-européennes. Ils réservent leurs marchés à leurs partenaires de l’UE.Tout se passe également comme si l’Europe n’importait que le strict minimum, c’est-à-dire les services qui trouvent peu d’équivalents à l’intérieur de ses frontières.
Sceptiques quant aux discours européens, les auteurs appellent à un peu plus de retenue vis-à-vis du Japon ou de la Chine, non seulement parce que l’Europe n’est pas plus libérale que le reste du monde, mais aussi parce qu’elle aurait intérêt à ne pas provoquer la fermeture des florissants marchés émergents.




Une fois enlevées ces relations avec la Gb , l’italie, l’espagne l’allemagne… économies mondiales importantes (certes ds l’UE), la France et les pays européens sont repliés sur eux-mêmes.
La même chose en comparant hors des espaces de libre échange ds lesquels ils s’inscrivent d’accord ms là ?
@ Keskizpass. Mais vous rêvez ou quoi ? La France repliée sur elle même ? L’UE repliée sur elle même ? Mais mon cher, vous devriez un peu sortir dans certains magasins, regarder autour de vous, lire la presse. Des pans entiers de notre industrie disparaissent, le chômage augmente, la Chine envahit le monde de sa production. A part ça on est replié sur nous mêmes ? Pff, quelle annerie !