La mondialisation n’est pas un fétiche

Fétichiser la mondialisation, c’est la concevoir comme un un fait de nature, c’est ne pas distinguer les rapports sociaux derrière la circulation des capitaux et des marchandises, c’est lui prêter un comportement humain, se sacrifier pour elle mais aussi la fuir en fétichisant la Nation ou le local.

Voici l’extrait d’un entretien paru en 2011 sur le site de l’Iresmo (Institut de Recherche, d’Etude et de Formation sur le Syndicalisme et les Mouvements sociaux), dans lequel le sociologue Alain Bihr  tente de  remettre la mondialisation sur ses pieds:

On présente souvent la mondialisation de l’économie comme un phénomène récent. Cela vous semble-t-il exact ? Quel est l’enjeu d’une telle analyse ?

A.B : En fait la « mondialisation » de l’économie ne date pas de ces dernières décennies. Dans l’introduction générale d’une œuvre en cours, dont le premier volet est paru sous le titre La préhistoire du capital (Editions Page 2, Lausanne, 2006), j’ai rappelé (car la littérature historique sur la question est déjà abondante) que la  « mondialisation » débute à la fin du XVe siècle, avec l’expansion commerciale et coloniale de l’Europe occidentale qu’inaugurent ce qu’on nomme habituellement « les grandes découvertes ». Processus qui va permettre de parachever en Europe occidentale la formation des rapports capitalistes de production dans le mouvement même par lequel elle va se subordonner les Amériques, l’Afrique et, dans une moindre mesure, l’Asie, en les constituant en périphéries de son développement. Autrement dit, la « mondialisation » n’est pas le point d’arrivée du capitalisme, mais bien son point de départ, ce n’en pas le résultat mais la condition de possibilité qu’il n’a fait, depuis lors, qu’étendre et approfondir tout en en modifiant bien évidemment les formes. Ainsi, la formation des Etats-nations et la constitution d’un système mondial des Etats-nations, à partir du XVIIe siècle et jusqu’au cours du XXe siècle, sont-elles intégralement le fruit de cette « mondialisation ». C’est la méconnaissance de ce fait qui crée l’illusion que la « mondialisation » ne débuterait que dans les années 1970-1980 lorsque s’amorce la transnationalisation du capitalisme, alors que ce n’en est tout au plus qu’une nouvelle période.

(…) Une deuxième transformation importante me paraît constituée par l’actuelle transnationalisation du capitalisme qui tend à intégrer de plus en plus les Etats-nations, anciens ou plus récents, dans des systèmes continentaux d’Etats. Dans la mesure où l’Etat, certes produit de la lutte des classes, rétroagit nécessairement sur les classes en lutte (différemment de l’une à l’autre) et participe donc aussi à la production et à la reproduction des classes sociales, c’est désormais à ce niveau, celui des systèmes continentaux d’Etats, que les rapports de classes et les classes sociales elles-mêmes se définissent et se constituent et qu’il convient par conséquent de les analyser et non plus au niveau des Etats-nations pris isolément. Mais le passage d’un niveau à l’autre, du national au transnational, est inégalement accompli entre les classes : la bourgeoisie possède manifestement quelques longueurs d’avance sur toutes les autres classes dans un mouvement dont elle a pris l’initiative et qu’elle a su conduire dans le sens de ses intérêts sous le couvert et par l’intermédiaire des politiques néolibérales. Elle ne serait pas la classe dominante sans cela ! Quant au prolétariat, notamment au centre du système capitaliste mondial, par le biais de ses organisations notamment syndicales, il reste encore par trop attaché à et prisonnier du cadre national. En continuant à s’y maintenir et à y circonscrire ses luttes, il se condamne à l’impuissance.

Une conférence tonique et limpide d’Alain Bihr à propos du "Fétichisme dans le Capital", est disponible ici.

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24 réflexions sur “La mondialisation n’est pas un fétiche

  1. La citation avait l’air intéressante, mais le début de la video me laisse perplexe, pour ne pas dire un peu consterné par le procédé. Excès d’accroche ?

    Comparer le "sauvetage" de l’euro a un comportement fétichiste, insister sur le caractère "divin", c’est flatter les penchants faciles et évacuer pas mal de choses (que l’euro est bien plus qu’une monnaie au sens ou l’était le france ou la pesetas. si il est un fétiche, c’est plutot sur ce plan là ).

    • C’est vrai qu’il n’y va pas de main morte, mais qu’importe l’exemple finalement, ce qui est intéressant c’est le point de vue démystificateur qu’il développe. Au cours de la vidéo, le propos devient plus intéressant. Tout à fait d’accord, les vieilles monnaies sont de bien beaux fétiches.

  2. Faisant partie de ces jeunes chômeurs sans avenir, je comprend parfaitement le propos d’introduction de Monsieur Bihr. On sacrifie des millions de vies au chômage de longue durée pour satisfaire à un délire politique qui, entre autres, considère l’euro comme le garant de paix en Europe, ou quelque chose comme ça. L’euro jouit d’un statut symbolique positif bien que ce soit une absurdité économique, tout comme l’étalon-or en son temps. Quant au religieux, il est partout: nous sommes sommés d’avoir foi en l’euro, de faire pénitence pour se purger de nos dettes publiques, surtout de ne pas remettre en question le dogme économique néoclassique et toute sa ribambelle de prêcheurs dans les médias.

    • Qu’est ce que je disais ? ;)

      @Pluto: il faut juste se poser la question, avec le Franc, tiendrais on le même discours ?

      En fait, ce serait la même chose: la politique budgétaire et monétaire Française serait obligée de coller à la politique allemande comme c’est le cas depuis au moins 30 ans pour que ces taux d’intérêts ne décrochent pas (entre autres) avec tout ce qui s’en suit (spirale inflationniste….)

      La différence, c’est que:

      1/ ça serait un peu plus brutal, car il n’y aurait pas le parapluie de l’euro (le franc serait immédiatement attaqué, comme c’etait le cas dans les 80′s-90′s)

      2/ ça signifierait n’avoir plus aucune prise possible sur les évènements (alignement de facto sur le mark),

      Enfin, j’attire juste votre attention sur une chose: vous semblez mettre dans le meme sac l’euro et les "dogmes économiques nécolassiques".Or, l’euro va précisément à l’encontre des conceptions neo-classiques. Les économistes "neo-libéraux" sont pratiquement tous contre depuis le début (ça vaut la peine d’être souligné en rouge…) et pour le flottement généralisé, seul a même d’assurer l’équilibre selon eux. Ce n’est pas un hasard si le RU de Tatcher est resté en dehors.

      Si le modèle d’indépendance de la BCE à l’égard du pouvoir politique empruntait à une politique de "règle" plutôt monétariste, on voit bien que cela s’est déja fissuré de toutes parts.

  3. En théorie, l’euro n’est pas solidement justifié (l’Europe n’est pas une zone monétaire optimale, sauf en termes d’interdépendance commerciale), mais en pratique, nous ne savons pas ce que provoquerait son explosion. Guerre des monnaies? Appréciation du Mark conduisant ce pays à en rajouter dans l’austérité salariale? Sortir de l’euro, ce n’est sans doute pas la même chose que refuser d’y entrer.
    En revanche, accepter l’arrêt de la croissance sous prétexte que l’euro doit conserver sa valeur (pour l’intérêt de qui?) et placer les budgets nationaux sous surveillance fédérale est très problématique en termes de répartition du revenu et de démocratie.
    Si l’on prend un peu de recul, on se rend compte qu’avec ou sans l’euro, l’économie française n’a cessé de régler ses difficultés extérieures en comprimant ses coûts, soit par la dévaluation vis-à-vis du Mark (environ 30% par décennies entre 1950 et 1987), soit en diminuant massivement ses charges sociales depuis 1993 ou peut-être demain avec la "CSG sociale";

    • Oui hélas, jusqu’ici du moins, l’inflation reste (restait ?) statutairement la préoccupation centrale sinon unique de la BCE, au détriment de la croissance.

      Mais en 10 ans, on voit ce que valent les traités soit-disant "gravés dans le marbre" et les "regles", qui ont été bien bousculés. L’europe avance toujours sous la pression des évènements (cf le serpent monétaire, qui est remplacé par le SME, lui même chroniquement attaqué et remplacé par l’euro) et il y a de bonnes chances pour que ça continue dans ce sens. Sauf que cette étape la est probablement la plus décisive de toutes.

      Enfin, ce que j’en dis hein…je ne veux pas avoir le dernier mot, et je ne suis pas madame Irma.
      Et pour tout dire, je suis aussi chroniquement dans le "halo" du chomage depuis quelques années.
      Mais bon, l’euro comme bouc à misere…

  4. Comme je suis au chômage, j’ai le temps de répondre.
    Lorsque l’euro a été conçu, nombreux sont les commentateurs en Europe qui ont applaudis des deux mains: enfin les pays prodigues allaient être monétairement dominés par l’Allemagne mère-la-vertu. Toute cette stabilité, comme au bon vieux temps de l’étalon-or, ça va être bon !! Le parapluie euro ! Certaines voix discordantes ont signalés à quel point ce projet bancal d’union monétaire sans union fiscale ou de mobilité des travailleurs dans la zone irait au désastre à la première crise venue. Ils ont été promptement renvoyés dans les cordes, étiquetés anti-Europe. Monétariste, la BCE? Milton Friedman se retournerait dans sa tombe. Un mandat pour combattre l’inflation mais pas le chômage, la BCE se contente en ces temps de crise de mesurettes destinées à éviter de justesse les paniques bancaires. Vous mourrez, mais sans inflation !
    Quand à la France, sa politique monétaire ne respirait pas la santé (mentale) avant l’euro. Trichet est passé sans encombre de la Banque de France a la BCE, dans la continuité d’une politique pro-rente qui a toujours semblé entièrement décidée sur la base de ‘mais que veut faire l’Allemagne?’. Une attaque contre le franc, les attaques spéculatives, l’hyperinflation? On a l’impression de parler d’un pays d’Afrique subsaharienne, pas de la sixième puissance économique mondiale. Concernant la balance des paiements, la France s’inquiète de sa "compétitivité" mais élude la réflexion sur sa sa capacité productive, ce qui amène forcément à ne prendre en compte que les coûts (du travail, ou de la monnaie au temps du franc). Enfin, l’obsession inflationniste est révélatrice: seuls les rentiers ont à perdre de l’inflation. Les ménages français endettés à hauteur de 200% du PIB (à la louche) ne seraient pas lésés, bien au contraire, d’autant plus que dans une économie structurée, les mécanismes de taux d’intérêt et d’indexation des salaires neutralisent tout effet néfaste d’une inflation sous contrôle. Mais il est bien commode d’avoir cet épouvantail sous la main pour faire peur aux gens.
    Les politiques actuelles d’austérité et de déflation compétitive dont l’euro est devenu l’emblème, ce sont des mythes déconstruit empiriquement mais qui se doivent d’exister pour ne pas faire perdre la face des politiciens qui ont été cul et chemise avec les rentiers qu’ils fréquentent sur les terrains de golf. Il ne leur reste donc que la foi aveugle à vendre aux peuples: ‘nous seront forcément récompensés pour nos (vos) sacrifices’ (dixit Rajoy).
    Nul ne sait ce qui se passerait en cas de chute de l’euro, mais moi et tous les chômeurs européens dont les rangs grossissent tous les jours, on a plus rien a perdre à essayer.

    • @Pluto
      Je connais pas mal d’économistes qui pensaient comme vous au moment de l’instauration de l’euro.
      Au pire moment de la crise financière, on vit Mr Trichet, livide, assurer les Français qu’il veillait à la stabilité des prix. Tout le coté bancal de la construction européenne sautait aux yeux. 4 ans après, on en est à peu près au même point.
      Mais le Franc n’était pas non plus géré au mieux des intérêts de la population,mais à partir du moment où les capitaux étaient libres de circuler et que nous abandonnions les politiques de dévaluation, la monnaie unique devenait une formalité.

      • @maître Sinh.
        Les libéraux les plus radicaux sont en effet opposés à la fixation des parités monétaires entre Nations. En revanche, les néolibéraux européens, dits ordolibéraux, y sont favorables car la fixation des prix relatifs internationaux, le contrôle de l’inflation par une banque indépendante et le règne de la concurrence sont à leurs yeux les "biens publics" que doivent offrir les Etats pour que règne un environnement favorable à la croissance. Ce sont des libéraux interventionnistes, à leur façon.

      • Merci de la précision, j’ignorais tout de ce mouvement. Ca fait tres "montesquieu" économique.

        En tout cas, c’est plutot rassurant, car si j’en crois la définition de wikipedia, il y a séparation entre les "pouvoirs économiques", mais le pouvoir budgétaire est bien de nature politique, donc rien n’interdit à priori, si c’est la une des sources d’inspiration de nos amis allemands, une communautarisation plus ou moins grande de ce pole.

        Ne me traitez pas de naif, les avoir entraîné à troquer le Mark pour partager l’euro, c’était déja pas gagné…

      • Exactement c là la grande misère de notre destin européen : l’ajout au néolibéralisme de l’ordolibéralisme
        Qu’on retrouve ds notre super TSCG jusqu’à l’absurde
        http://essaidereinformation.blogspot.fr/2012/07/le-tscg-ou-le-delire-des-ideologies.html

        Les Allemands, historiquement anti-inflation, ont laché le mark contre l’inscription ds les textes européens du non-financement des Etats auprès de la banque centrale et de l’évaluation de leur bonne gestion par les marchés financiers… (ne riez pas)
        L’ordolibéralisme selon les Economistes Atterrés : doctrine économique mettant la stabilité des prix au cœur de la politique monétaire par l’indépendance de la banque centrale, le financement des Etats sur les marchés financiers et l’exigence fondamentale d’équilibre des finances publiques.
        Et en langage Lordon:
        http://essaidereinformation.blogspot.fr/
        "On ne dira jamais assez combien, avec la complicité de la France à moitié passive et à moitié idéologiquement consentante, l’Allemagne a pesé pour faire de l’exposition au jugement des marchés financiers la pierre de touche de l’organisation du système européen de politique économique. Et puisqu’on ne le dira jamais assez, alors on va le répéter encore. Dans le grand compromis qui a convaincu l’Allemagne d’abandonner son sacro-saint Deutschmark, il est d’abord entré l’imposition à tous les États-membres européens de son propre modèle de politique économique, par règles, traités et pactes interposés. Mais dans un moment d’ailleurs remarquable de lucidité politique, les dirigeants allemands de l’époque, et notamment Hans Tietmeyer, président de la Bundesbank, ont très bien réalisé que des règles ne valent que ce que valent les dispositifs en charge d’imposer leur respect – en l’occurrence pas grand-chose dans le cadre d’une Union faiblement intégrée entre États souverains. C’est pourquoi il leur a paru indispensable de parachever la construction économique d’ensemble en l’exposant grande ouverte à l’extérieur cœrcitif des marchés financiers, pas seulement européens mais mondiaux, force de frappe du pouvoir de la finance [7] capable de garantir par tous temps (et jusqu’à l’absurde) la normalisation des politiques économiques nationales mieux que n’importe quel système de règles."

      • J’ai arrêté de lire le monde diplomatique il y a une dizaine d’année; trop de dénonciations tous azymuths ( toujours orientées dans le même sens) jamais une seule nuance, encore moins d’alternative ou d’ébauche d’alternative clairement avancée…..alors que pendant ce temps, les gouvernements pour le coup les plus ultralibéraux d’Europe (RU en tete, république Tchèque) considèrent que la CEE puis l’UE sont les pires "socialists" qui soient.

        Je lis ce blog justement pour le contraire: j’y trouve des analyses critiques, originales, mais jamais engagées dans une diatribe politique uni-normée (jamais de charge directe contre la BCE, etc..), même avec un point de vue, on va dire neokynésien pour coller une étiquette grossière.

        Du coup, en voyant les commentaires, je me pose la question: je suis le seul pro-européen à bord parmi les commentateurs ? Je veux dire, qui ne passe pas son temps a jeter le bébé avec l’eau du bain "ordotruc"

        Parceque bon, je suis sur que si on fouille dans les archives du PC et du PS (et chez les gaullistes), on trouve ce même genre de charge contre l’Allemagne et les "libéraux" depuis au moins le traité du CED, le serpent européen, le SME, …60 ans d’une longue rivière de larmes a les en croire.

        Désolé, c’est hors sujet, mais je me pose la question…

      • J’ai stoppé également la lecture du monde diplomatique. Trop ennuyeux. Le marxisme fossile est une contradiction dans les termes.
        A moindre d’être Nadine Morano, ce n’est pas drôle de crier dans un blog ou d’y défendre un point de vue systématique. Ici, c’est plutôt un genre de bloc notes. S’il peut servir de boîte à idées et à informations c’est très bien, il s’agit du but principal.
        Il existe en effet un point de vue progressiste assez clair, dans le choix des sujets, certaines interprétations et deux ou trois piques envoyées par ci par là.
        Je ne pense pas que vous soyez le seul pro-européen, mais reconnaissez que dans sa configuration actuelle, l’Europe est difficile à défendre et se défend mal. Les "ordotruc" sont de vrais idéologues, très très difficiles à bouger et parfaitement hermétiques aux conséquences sociales de leurs politiques. Comme vous, j’espère que l’Europe avancera sous le feu des critiques.

      • Tiens, ça me rassure ce que vous dites sur le monde diplo.

        Et oui, comment ne pas le reconnaître, actuellement; l’Europe manque de vision et d’hommes (politiques) pour les porter, les deux allant de pair.

      • Entièrement d’accord. Pour ce qui est du monde diplo, comme pour le blocage actuel de l’UE et pour les espérances quand à son dénouement.

        C’est juste que, quand je vois le genre d’articles (celui monde diplo cité plus haut), donnant dans le "complot" allemand et la litanie anti-, je me dis qu’on gagnerait beaucoup a avoir des "contestataires" forts en gueule dnas le genre d’Emmanuel Todd, que vous citez souvent.

        Celui-ci avoue avoir voté contre Maastricht (sur les bases de son analyse démographique. c’est à dire d’un "jus sanguini" allemand.la rendant incompatible avec la tradition française), puis voté oui au TCE, en constatant notamment (et pour des raisons géopolitiques et économiques de fond, face aux USA ) qu’entre temps , il s’était planté: l’Allemagne avait changé radicalement sa politique d’accueil .

        Bon, je m’éloigne du sujet…désolé.

    • Tout à fait d’accord avec les propos de Pluto! ce qui je trouve aussi vicieux, en particulier dans la com’ de la BCE, c’est cette volonté constante de présenter l’inflation comme un mal touchant dramatiquement et prioritairement les ménages les plus défavorisés. L’argument est systématiquement ressorti. Trichet par exemple, avec sa stabilité des prix, se présentait finalement comme le gardien des classes populaires… Il y a un perpétuel travail symbolique visant à cacher les enjeux de "classes sociales" qu’il y a derrière la gestion de la politique monétaire, voire plus largement de la politique économique.

      pour le fun, petite vidéo, made in BCE, envoyée (à tous les profs de SES?) pour qu’on la diffuse à nos élèves…

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