
Depuis 40 ans, l’émigration mexicaine vers les Etats-Unis n’a cessé de s’amplifier. Nulle part dans le monde, il n’existe un pays dont autant de ressortissants (10%) vivent hors du pays natal.
Seules les migrations irlandaises et allemandes vers le Nouveau Monde sont d’ampleur comparable.
Un intéressant papier de Jeffrey Passel, D’Vera Cohn et Ana Gonzalez-Barrera nous apprend que ce phénomène a peut-être atteint son maximum. Initié dès 2005, l’effondrement des flux sortants s’est accéléré depuis 2007.
Avec la crise économique aux Etats-Unis, le durcissement des contrôles à la frontière, l’émigration mexicaine vers l’eldorado US est en train de refluer. Par delà les aléas de la conjoncture, le déclin de la fécondité mexicaine (2,4 enfants par femme contre 7,3 en 1960) devrait jouer structurellement en défaveur de l’émigration.
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