Panorama des taux d’ouverture commerciale des pays de l’OCDE

Publié dans la revue « l’Observateur de l’OCDE » ce  graphique indique le taux d’ouverture commerciale des pays de la dite organisation en 2005 (soit la moyenne des exportations et des importations en % du PIB) ainsi que son évolution par rapport à 1992 (en 2005 le taux moyen atteint 45% et a progressé de 13 points).

On observe très nettement  le lien négatif qui existe entre la taille et l’ouverture d’un  pays (les Etats-Unis sont bien moins dépendants du commerce que la Corée ou le Luxembourg), même si ce lien n’est pas sans irrégularités: l’Allemagne et la France sont séparées par plus de 10 points. Visiblement la convergence internationale en matière d’ouverture commerciale n’existe pas: les pays qui étaient déja les plus ouverts sont ceux qui ont accru le plus fortement leurs échanges (à noter toutefois la percée de l’Espagne ou de la Turquie).

Qu’en est-il de la France? Elle semble un peu à l’écart de l’évolution générale avec un taux d’ouverture inférieur de près de 20 points à la moyenne de l’OCDE  en 2005 (contre  seulement 10 en 1992) en raison d’une progression modeste de ses échanges sur la période qui la place en queue de peloton (21ième rang sur 30 en termes d’accroissement  du taux d’ouverture). On note que le dynamisme commercial de l’Union européenne (taux>50%) repose principalement sur l’Allemagne, l’Irlande ou encore les pays d’Europe du nord. Ce relatif isolement français nous a protégé des effets de la crise mais il nous privera à l’avenir d’un relais de croissance.

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2 réflexions sur “Panorama des taux d’ouverture commerciale des pays de l’OCDE

  1. Ce résultat pour la France est d’autant plus inquiétant que les importations n’ont cessé d’augmenter en valeur au cours de cette période. Le chiffre est donc trompeur puisque si on se focalisé sur les exports on verrait une progression encore beaucoup plus faible. Ce chiffre ne témoigne pas d’une faible ouverture de notre économie sur le monde extérieur mais plutôt de notre incapacité à exporter nos produits. Or la faiblesse de la France se situe au niveau de ces PME qui n’ont pas la capacité suffisante pour pouvoir se développer à l’étranger. Bien souvent à cause d’un manque de soutien des pouvoirs publics elles n’ont d’autre choix que de délocaliser.

  2. Il n’y a pas assez de PME exportatrices en France et un nombre important d’entre elles ne transforment pas l’essai et renoncent à exporter l’année suivante. Il me semble avoir parlé dans un ancien billet (voir une étude du conseil d’analyse stratégique) des manques de la politique de soutien à l’innovation.
    Résultat, la France est en retrait sur les marchés émergents (Amérique Latine, Asie).
    Cependant, la vitalité démographique de notre pays exige moins de présence à l’international.

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